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PAUVRES, PAUVRETÉ

La pauvreté, objet de scaudale pour l’ignorant et pour l’homme sans croyance, apparaît au chrétien comme une source féconde de vertus et de mérite pour les hommes.

Bki.ouino, Le Livre des Pauvres.

11 y a toujours eu des pauvres, et il y en aura toujours. Si les fortunes étaient partagées, savez-vous ce que le revenu de la France entière donnerait à chacun? environ 75 centimes par jour. Ne serait-ce pas encore là la pauvreté? La vraie fortune de l’homme, c’est son travail, son activité, son intelligence.

Le même, ibid.

Avant la religion chrétienne, les pauvres n’avaient dans leur misère aucun but qui pût les encourager, aucun motif surhumain qui les aidât à supporter leur douleur. Ils savent aujourd’hui que leur pauvreté est un trésor pour la vie future, une semence féconde pour la moisson de l’éternité.

Le même, ibid.

Oh! que le pauvre qui reste vertueux doit avoir de mérite aux yeux de Dieu !

Le même, Des Passions.

Un plaisant a dit quelque part : « puisque les riches prétendent tous avoir leurs pauvres, pourquoi les pauvres n’ont-ils pas tous leurs riches? » — Pour deux raisons : la première, parce que l’on compte cent pauvres contre un riche; la seconde, parce qu’il n’y a pas encore assez de bons riches, et qu’il y a beaucoup trop de mauvais pauvres (1).

Souvenirs d'un ancien médecin.

(I) Au sujet des pauvres et d’une loi sur la mendicité, Napoléon Ier disait : « J’attache une grande importance et une grande idée do gloire à détruire la mendicité. Les fonds ne manquent pas ; le nœud de cette affaire est tout entier dans la stricte séparation du pauvre qui commande le respect d’avec le mendiant qui doit exciter la colère. »

La pauvreté traîne à sa suite un cortège de maux que la fortune et les soins bien entendus snvent réduire ou atténuer.

Ménière, Eludes médicales sur les poètes latins

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