PÉCHÉ
Le péché est tout ce qu’il y a de plus antisocial.
De La Roière, Philosophie physiologique de l’homme.
À mesure que nous nous affaiblissons par l’âge, nous nous fortifions dans le mal, et le nombre de nos jours multiplie nos péchés. Une faute commise à seize ans a plus de gravité à quarante, quoique accompagnée des mêmes circonstances, en ce que la maturité de notre jugement nous ôte tout droit de nous excuser.
Thomas Browne, La Religion du médecin.
Le temps imprime au péché un plus haut degré de malice, il le centuple, et, comme les chiffres en arithmétique, le dernier a plus de valeur que tous ceux qui précèdent.
Le même, ibid.
La pathologie nous montre dans la nature une image sensible'du péché originel, image frappante non-seulement de l’existence d’une faute pririiitive, mais aussi de la possibilité de sa transmission. S’il est étrange que le péché du premier homme ait pesé sur ses descendants, est-il moins, étrange que certaines maladies deviennent comme un héritage que transmettent les familles aux générations qui les suivent ?
Düfieux, Nature et Virginité.
Adam ne devint le père des hommes q a’ après son péché; tous ont dû subir l’influence de ce péché : il est impossible qu’une cause altérée produise des effets sans altération.
De La Roière, Ibib.
Le péché originel est un vice héréditaire qui porte sur la substance même de l’âme et qui renferme virtuellement les affections morbides morales des ascendants.
Vitteaut, La Médecine dans ses rapports avec la Religion.
L’homme pèche par pensée, par désir, par sentiment, par parole et par action ; mais il n’est justiciable devant la loi que des deux dernières : quant aux trois premiers actes, c’est devant Dieu, devant la conscience et au tribunal de la pénitence que leurs délits doivent être portés.
Barbaste, De l'Homicide et de l'Anthropophagie.