‹ Les médecins moralistesChapitre 278 sur 352 · PROFESSION, CARRIÈRE · texte numérisé non relu

PROFESSION, CARRIÈRE

Une profession est un lien d’assujettissemeut à une multiplicité de devoirs : elle fait supposer dans l’individu des vertus spéciales en surcroît des vertus communes à tous les gens de bien.

Fabre-Teiuieneuve, Essai sur les moyens d'exercer la Médecine honorablement.

Plus les professions sont matérielles et grossières^ plus l’âme s’endort et reste dans un repos léthargique : on dirait que l’homme s’abrutit au contact de la matière.

Belouino, Des Passions.

La dignité des professions n’est pas seulement en rapport avec le degré d’intelligence qu’elles exigent et les avantages qu’elles procurent à la société, elle dépend aussi de la naissance de ceux qui les exercent. Par leur empressement à y entrer, les fils de famille contribue-

raient à accroître l’estime dans laquelle ces professions 'sont tenues par le public, et en même temps qu’ils pourraient en élever le niveau intellectuel, ils en agrandiraient aussi la condition sociale.

Amédée Bonnet, De ÏOisivelé de la Jeunesse dans les classes riches .

Le péril entoure de toute.part le jeune homme qui néglige de suivre une carrière utile : il est bien à redouter, le repos qui ne porte aucun fruit !

Le même, ibid.

L’habitude d’un travail régulier, suivi, peut seul conserver la vigueur et la fécondité de l’intelligence; et c’est parce qu’il y a si peu d’hommes qui sachent se l’imposer librement, comme Alfieri, Buffon, Lavoisier, que la contrainte professionnelle est en général nécessaire.

Le même, ibid.

Ne devrait-on pas honorer une profession en raison même de la fatigue, des périls et du dégoût qui l’accompagnent?

Foissac, Hygiène philosophique de l'Ame.

Page 1