‹ Les médecins moralistesChapitre 279 sur 352 · PROGRES · texte numérisé non relu

PROGRES

L’homme ne peut faire des progrès que dans la vérité, car le progrès n’est autre chose que la vérité de mieux en mieux connue par lui et devenant la règle de ses actes. Hors de là est la mort, où tout progrès devient nécessairement impossible.

De La Roièrb, Philosophie physiologique de l'Homme.

Une condition essentielle pour que le progrès matériel soit un progrès, c’est que les besoins matériels soient toujours subordonnés aux besoins moraux ; sans cela, cette action plus grande et ces moyens de conservation plus étendus, au lieu d’être des progrès, ne sont que des reculs ; au lieu d’amener le bonheur de l’homme, ils lui sont contraires, et déterminent des satiétés fatigantes et douloureuses, des privations cruelles.

Le même, ibid.

Le progrès moral n’a pour principe et pour fin que la vérité morale, la satisfaction des besoins moraux ; mais il amène nécessairement une meilleure satisfaction des besoins matériels, ce que le progrès matériel seul ne peut faire. Il importe donc essentiellement à l’homme et à la société de faire des progrès moraux, si l’un et l’autre veulent vivre.

Le même, ibid.

Ne pas admirer ce que les temps ont produit de bon, c’est refuser un juste encens au progrès des véritables lumières.

Beadcuène, Maximes, Réflexions et Pensées.

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