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PUDEUR

La pudeur est une honte instinctive qui s’empare de l’âme en présence de ce qui porte atteinte à ses susceptibilités naturelles. Elle est une manifestation de l’amour de soi révolté par ce qui peut offenser la dignité de l’âme ou la chasteté du corps. C’est un sentiment qu’on trouve, pour ainsi dire, à la superficie du cœur, dont il semble une exhalation : ainsi la fleur a son parfum, et les fruits leur efflorescence veloutée.

Belouino, Des Passions.

La pudeur est l’encadrement enchanteur de la beauté, la couleur de l’innocence; rien n’égale la suavité des teintes et les mystérieux attraits dont elle pare le visage des vierges; lumière sacrée de la vertu, elle met en elle d’ineffables douceurs et les colore de rellets angéliques.

Attribut de la jeunesse et surtout du sexe féminin, elle existe instinctivement dans toute âme qui n’a pas encore contact du inonde, et chez laquelle l’éducation n’a pas étouffé la nature.

Le même, ibid.

Pour avancer que la pudeur n’est pas dans la nature, il faut ignorer bien profondément ses œuvres, ses desseins et son but.

Le même, ibid.

Il importe à la jeunesse d’être bien dirigée par le sentiment de la honte du mal ou de la 'pudeur.

Virey, Dictionnaire des Sciences médicales , art. Passion.

Une belle femme sans pudeur est une rose sans parfum.

Beadchéne, Maximes, Déflexions et Pensées.

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