‹ Les médecins moralistesChapitre 292 sur 352 · RELIGION · texte numérisé non relu

RELIGION

L'affaiblissement des principes religieux est presque toujours la conséquence et l’indice de quelque honteuse passion.

Descoret, La Médecine des Passions.

Imaginez une douleur pour laquelle la religion n’ait pas trouvé un remède, un chagrin pour lequel elle n’ait pas de consolation, un élan du cœur pour lequel elle n’ait pas un espoir. 11 n’est pas de misère humaine, pas. d’infortune, pas de crime, qui ne puissent se réfugier dans son sein.

Belodino, Le Livre des Pauvres.

La religion chrétienne, en exaltant la dignité humaine, a régénéré l’éducation de l’homme en général et en particulier.

Devay, Hygiène des Familles.

Seul fondement inébranlable de la société humaine, unique base sur laquelle repose la stabilité des empires

et le bonheur des peuples, la religion ne borne pas sa toute-puissance à doter l’homme des vertus en ce monde et de la félicité dans l’autre ; elle exerce encore une grande influence sur sa santé, par la nature même des devoirs qu’elle impose et des pratiques auxquelles elle assujettit.

Pointe, Hygiène des Collèges.

La religion inspire la vertu ; ce fait incontestable démontre quelle contribue à la santé; car, point de santé sans le vrai contentement de l’âme, et point de vrai contentement de l’âme sans la vertu.

Le même, ibid.

La religion catholique a deux leviers par excellence, qui ont sauvé de nombreuses victimes, ces deux leviers sont, la confession et le cloître.

Brierre de Boismont, Du Suicide.

' La philosophie et la religion sont la ressource des malheureux. La première est toujours insuffisante ; la seconde fait retrouver un calme et un bonheur plus grands que ceux qu’on avait perdus.

Rast, Pensées.

La force de la religion chrétienne est toute dans l’unité insaisissable de Dieu, vers laquelle l’âme fatiguée du doute se tourne, de la naissance à la tombe pour les uns, de l’agonie à la mort pour le^ autres.

Lauvergne, Les Forçats.

La religion dégage le cœur des désirs vains, rend tranquille dans le malheur, humble devant Dieu, hardi de-

vant les hommes, plein de confiance dans la Providence.

Zimmermann, De la Solitude.

La religion contribue à prolonger la vie, par les forces qu’elle donne pour combattre les passions.

Hufeland, L’An de prolonger la Vie humaine.

La religion établit et consolide le monde moral, comme la gravitation fonde et soutient le monde physique.

L'abbé Bautain, docteur en médecine, Philosophie morale.

La religion est à la fois la base et la perfection de la morale.

Beauchêne, Maximes, Réflexions el Pensées.

Vivre sans religion, c’est naviguer sur une mer orageuse sans pilote et sans boussole.

Le même, ibid.

La religion est le chemin abrégé pour arriver aux vérités qu’enseigne la philosophie.

Foissac, Hygiène philosophique de l’Ame.

Lareligion ne trace pas le chemin de la félicité tel que le recherche et le rêve notre faiblesse; elle apprend que les larmes, la pauvreté, la persécution et toutes les afflictions de la vie sont des préparations au bonheur et à la grâce.

Le même, ibid.

Non, sans la religion, l’homme ne pouvait pas être juste : c’est elle qui nous fait payer à Dieu le tribut que nous lui devons : la religion est le fondement de la justice.

Paul Zacciiias, Questions médico-légales.

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