REPENTIR
Le repentir est la peine que Dieu attache à l’inconstance de l’esprit humain, quand il agit contre son bonheur terrestre, et surtout contre ses intérêts éternels.
Belodino, Des Passions.
Le repentir qui fait d’inutiles efforts de bonheur, de vaines tentatives, d’imprudents essais, ne peut que rapprocher l’homme de son but véritable : c’est une voix d’en haut qui parle à son cœur, un avertissement dont il faut remercier le Ciel comme d’un bienfait.
Le même, ibid.
Heureux l’homme quand ses repentirs ne sont pas des remords ; quand ils ne sont que de vains regrets appliqués à des illusions perdues, à des espoirs trompés!
Le même, ibid.
Heureux le coupable qui prête attention au cri salutaire de sa conscience! tout n’est pas perdu pour lui : la douleur morale peut encore le ramener au bonheur en le ramenant à la vertu par le repentir (1).
Descuret, La Médecine des Passions.
(1) Repentir (dérivé de rursus et de pœna) désigne la peine, le regret réitéré d’avoir commis une action mauvaise ou imprudente ; le remords (de rursus et de mordeo, morsum ) est la morsure du cœur ; la contrition en est le broiement ( conlero ).