RIRE ET SOURIRE
Le rire, qui n’est que l’épanouissement du cœur, revêt deux caractères, l’un de joie bienveillante, l’autre de satisfaction maligne, moqueuse; et, il faut bien l’avouer, ce dernier caractère est le plus fréquent.
Dkscüret, Les Merveilles du Corps humain.
Il y a des manières de rire si affectées ou si bruyantes, qu’elles arrêtent la gaieté : le rire doit être franc et modéré, surtout en bonne compagnie.
Le même, ibid.
Quant au sourire, tantôt il trahit une moquerie pleine de finesse, tantôt un dédain plus ou moins contenu par le savoir-vivre; plus souvent encore il annonce une douce satisfaction, une joie franche ou mélangée de tristesse ; il est surtout la touchante expression de la tendresse maternelle.
Le même, ibid.
Méfiez-vous des gens qui ont constamment le sourire sur les lèvres, aussi bien que de ceux qui ont la bouche de travers, et dont le rire a quelque chose de forcé : la grâce du sourire, est la mesure de la bonté du cœur et de la noblesse des sentiments. Pour Lavater, le plus beau des sourires est celui de la charité qui cache ses bienfaits.
Le même, La Médecine des Passions.
Il n’est pas de plus doux sourire que celui qui éclaire un visage mouillé de larmes.
Fkdchtersleben, Hygiène de l'Ame.