‹ Les médecins moralistesChapitre 308 sur 352 · SCIENCE, SAVOIR · texte numérisé non relu

SCIENCE, SAVOIR

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme,

Rabelais.

Un savoir vaste et profond, voilà le véritable maître de l’humilité.1

6 RÉGOitY, Discours sur les Devoirs du Médecin.

A nos yeux, la science n’est qu’une chose vaine, qu’une aberration de l’orgueil humain, qu’un chétif édifice d’hypothèses, quand elle n’enfonce pas ses racines dans les vérités religieuses.

Belouino, Des Passions.

Aimez la science d’un amour pur et sincère, car cet amour vous donnera à lui seul tout ce qui fait une vie heureuse, des goûts simples, des habitudes régulières, l’indépendance dans votre jugement et votre conduite, et le désintéressement dans l’exercice de votre profession ; il vous donnera enfin cette joie intérieure et cette estime

l’IÎNSÉES, MAXIMES ET RÉFLEXIONS. 343

des hommes de bien, qui sont la plus douce récompense des âmes honnêtes et généreuses.

Royer-Collard, Discours pour la rentrée de l'Ecole de Médecine.

La science est le premier devoir du médecin. Lorsqu’il s’agit de la vie des hommes, l’ignorance est on crime : or, la science ne se devine pas, elle s’acquiert par un travail persévérant. .

Crdveilhier, Des Devoirs et de la Moralité du Médecin.

La destinée de la science est d’avancer sans cesse et de ne s’achever jamais.

Réveillé-Parise, Galerie médicale.

Cache ton savoir est parfois une règle aussi importante que celle qui recommande de cacher son bonheur.

Le même, Eludes de V Homme.

La science est moins digne de louange que la vertu, parce quelle est moins nécessaire.

Pariset, Discours.

Notre temps présent, qui a été jadis de l’avenir, deviendra à son tour du passé; et il arrivera une époque où notre science paraîtra peiite. Nos volumes, tout grossis par la science contemporaine, se réduiront à quelques lignes durables qui iront former le fond des livres nouveaux.

Littré, Notice sur Ampère.

Quatre choses sont nécessaires pour réussir dans le monde : le savoir , le savoir-dire , le savoir-faire et le savoir-vivre. On est considéré par le savoir, on entraîne

par le savoir-dire, on arrive par le savoir-faire, on se fait aimer par le savoir-vivre.

Souvenirs cl'un ancien médecin.

Quels que soient nos facultés, notre talent, notre génie, dans n’importe quel genre, nous ne devons pas nous faire illusion : la science humaine est impuissante à elle seule à nous sauver.

V itteaut, La Médecine dans ses rapports avec la Religion.

Savoir étant posséder la première comme la dernière raison de toutes choses, l’Éternel seul, principe et fin de tous les êtres, en a l’intelligence, autrement dit, Dieu sait : Dieu et science sont synonymes.

Desiuvières, Discours.

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