SANTÉ
La santé est le trésor le plus facile à perdre, et cependant le plus mal gardé.
Beauchène, Maximes, Réflexions et Pensées.
Négliger de s’occuper de sa santé, c’est mal fait; s’en occuper trop, c’est bien pis.
Le même, ibicl.
Si la santé est la pierre angulaire du bonheur, elle est aussi celle de la gloire.
Réveillé- Pauise, Physiologie et Hygiène des Hommes livrés aux travaux de l'esprit.
La santé est la condition essentielle, la source active de nos jouissances, et même, d’après Socrate, le principe de la sagesse et de la vertu; c’est le premier des biens, celui qui les remplace tous et sans lequel les autres ne sont rien ; la sacrifier est un crime de lèse-nature.
Le même, ibid.
La santé est une plante délicate qui a besoin de culture, mais à laquelle le soleil, la lumière, l’air pur, sont indispensables.
Le même, ibid.
La santé imite rarement la fortune, elle ne se donne guère à des gens qui en font un mauvais usage, mais elle reste volontiers avec celui qui en sent le prix ; elle exige peu et donne beaucoup. Je suis persuadé que si la plupart des penseurs employaient à la conserver la dixième partie des soins qu’ils apportent au plus mince de leurs
ouvrages, très rarement auraient-ils le chagrin de l’avoir perdue.
Le même, ibid.
L’art précieux de conserver sa santé ne conduit pas indubitablement à la sagesse ; mais il constitue des individus réglés, tempérants, modérés, maîtres d’eux-mêmes; s’il ne forme pas directement à la vertu par la volonté, il en rapproche insensiblement par les habitudes.
Le même, Etudes de l'Homme.
La santé réside dans l’équilibre normal de l’excitement et de l’excitabilité organiques.
Le même, ibid.
N’oublions pas que si la santé publique est le résultat d’une civilisation plus parfaite, elle en est encore le signe infaillible ; tandis qu’un peuple maladif est nécessairement un peuple qui a de mauvaises lois.
Pariset, Discours.
La ruine de la santé est la conséquence de la négation de Dieu et du culte de la matière.
Vitteaut, La Médecine dans ses rapports avec la Religion.
La santé parfaite n’existe pas, parce que le principe de la vie n’est pas dans son état normal primitif, et qu’il n’a pas été, d’une manière générale et parfaite, scientifiquement rendu à cet état.
Le même, ibid.
Si vous ne rendez l’homme meilleur, ne songez pas à conserver sa santé.
Feuchtehsleben, Hygiène de l'Ame.