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ANIMAUX

Les animaux sentent, connaissent, pensent; mais l’homme est le seul de tous les êtres à qui ce pouvoir ait été donné de sentir qu’il sent, de connaître qu’il connaît, de penser qu’il pense.

Flourens, Résumé des observations du Frédéric Cuvier sur V Instinct et l' Intelligence des animaux.

Non, un principe d’intelligence tel que je le vois dans

(1) Galien appelle son ouvrage Sur l’utilité des parties du corps «un discours sacré qu’il consacre comme un hymne sincère au Créateur des hommes. » Voir les OEuvres anatomiques , physiologiques et médicales de < lalien , traduites pur le docteur Darcinbcrg, t. I, p. 261.

l’homme n’est point du tout ce qui anime les animaux, et c’est à mon sentiment, la disparate la plus saillante du dynamisme humain et du dynamisme bestial.

Lardat, Preuves de ï Insénescence du Sens intime.

L’éducation des bêtes n’est pas de la même nature que la nôtre : chez nous, l’éducation est une instruction^ qui s’opère dans le principe de l’intelligence ; chez la bête, l’éducation est une manière de dresser et de façonner son instinct.

Le même, ibid. et De l’ Intelligence des Bêles.

Les animaux n’ont pas l’esprit divin pour les vivifier, ils n’ont pas lame céleste ; ils n’ont que le principe animateur qui met leurs organes en mouvement.

Brachet, Réflex. sur P action de l' Ame dans les fonctions de l’homme.

La lutte de la chair contre l’esprit n’existe que dans l’homme et jamais chez les animaux, parce qu’ils Sont privés de cette âme qui, émanée d’une source plus pure, sent et voit différemment que les sens; aussi, chez eux, il n’y a ni vices ni vertus.

Le même, ibid.

Les animaux, en s’approchant de nous, participent à quelques rayons de l’intelligence qui nous fut départie, mais en détournant leur instinct à notre profit, sans que l’animal y gagne réellement.

Virey, Dictionnaire des Sciences médicales, art. Instinct.

N’accordons pas aux animaux la raison , dont nous faisons malheureusement un si triste usage, mais n’allons pas jusqu a leur refuser un certain discernement. Nous

avons sur eux assez de prérogatives pour ne devoir pas craindre d’admettre que Dieu a pu leur accorder une ombre de l’intelligence humaine, comme il a daigné communiquer à l’homme un rayon de sa suprême intelligence.

Descoret, La Médecine des Passions.

L’animal est pour lui-même un effet sans cause: jamais le sublime besoin de chercher l’Auteur de l’univers n’est venu s’emparer de lui : mortel tout entier, il est soustrait à la nécessité d’élever sa pensée vers un autre séjour; il n’a besoin ni de vivre pour espérer de trouver dans la mort un réveil, ni de mourir pour posséder ce qu’a promis l’espérance.

Broc, Traité d’ Anatomie descriptive et raisonnée.

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