‹ Les médecins moralistesChapitre 33 sur 352 · ANTHROPOPHAGIE · texte numérisé non relu

ANTHROPOPHAGIE

La famine a conduit plus d’une fois à l’anthropophagie.

Barbaste, De l'Homicide et de V Anthropophagie.

La tyrannie de la faim peut ramener l’homme aux appétits des bêtes carnassières. 11 est plus rare de le voir devenir tel, soit par goût, soit parla puissance des mœurs, quoique ce ne soit pas sans exemples.

Le même, ibid.

L’anthropophagie se rencontre au berceau de presque tous les peuples ; il est difficile d’en faire le triste partage d’une race exclusive.

Le même, ibid.

La nature humaine est une nature déchue de son éta't

primitif; présentement elle est viciée, maladive; elle porte continuellement dans son sein le germe de tontes les erreurs, de toutes les dégradations et de toutes les perversités. Ne soyons donc plus surpris que l’homicide et l’anthropophagie aient coulé et coulent encore de cette source incessante.

Le môme, ibid.

L’homicide et l’anthropophagie sont la consécration du nec plus ultra de l’amour de soi, et la négation la plus complète de Y amour d’autrui e tde Y amour de Dieu. Ces deux passions sont donc essentiellement antisociales : avec elles l’humanité. toucherait bientôt à sa tin.

' Le même, ibid.

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