‹ Les médecins moralistesChapitre 331 sur 352 · TEMPS · texte numérisé non relu

TEMPS

Le temps est cette durée passagère que le Créateur a détachée de son éternité.

Souvenirs d'un ancien médecin.

On dirait que le temps prend un plaisir féroce à mutiler les plus beaux ouvrages de la nature. Tout porte la trace de son passage, il flétrit tout ce qui brille à nos regards : fleurs des champs, fleurs humaines, les seules, hélas ! qui gémissent et qui pleurent sous ses coups.

Belouino, La Femme.

Le temps n’est jamais trop long; il paraît, au contraire, trop court à celui qui l’emploie utilement, selon sa vocation, ses devoirs et sa capacité ; il ne traîne pas, il se hâte.

Zimmermann, De la Solitude.

Nous userions plus économiquement du temps, si nous

pensions toujours combien il est d’heures qui nous échappent contre notre gré.

Le môme, ibid.

Un but fixe est toujours le contre-poison de la perte du temps et de la vie.

Le même, ibid.

Quand on emploie bien son temps et son argent, on n’en a jamais trop ni trop peu.

Le temps ne manque jamais à qui n’en veut pas perdre.

Reveillé-Pakise, Etudes de l'Homme.

Doit-on s’étonner que les savants et les philosophes se montrent avares du temps et en regrettent la perte? Dieu ne nous a rien accordé de plus précieux que la vertu.

Foissac, Hygiène philosophique- de l'Ame.

Voyez Éternité.

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