‹ Les médecins moralistesChapitre 348 sur 352 · VOIX · texte numérisé non relu

VOIX

‘ Le son voyelle, la voix, est simpleu^ent un cri animé,

tandis que la parole forme la voix articulée et intelligente dont le Verbe éternel* n’a illuminé que l’espèce humaine.

Souvenirs d’un ancien médecin.

Chaque homme a un timbre de voix qui lui est propre, comme il a une physionomie particulière ; aussi Socrate, qui, dans l’accent d’un homme, devinait la trempe de son âme, s’écriait-il quelquefois : Parle, afin que je te voie !

La voix d’un individu peut, nous apprendre beaucoup de choses sur ses qualités morales, sur son tempérament, sur son caractère, sur les dispositions de son esprit.

Sainte-Marie, Des Effets de la Musique.

Si l’état de la voix, dans une situation d’esprit calme, peut nous faire connaître les penchants, les goûts et les habitudes naturelles de l’homme, elle nous découvrira plus sûrement encore , pendant les troubles de son âme, les différentes passions dont il est agité.

Le même, ibid.

Les affections vives de l’âme ne changent pas moins le timbre de la voix que les traits du visage.

Le même, ibid.

Le grand art de ceux qui parlent en public est de donner à leur voix une certaine mesure.

Le même, ibid.

Évitez de trop élever la voix dans l’appartement d’un malade, ses oreilles en seraient blessées : l’homme qui

souffre a une sensibilité viciée, et ses organes ne transmettent à son âme que des impressions accrues par la douleur.

M.-A. Petit, Essai sur la Médecine du Cœur.

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