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BAPTÊME

Si Dieu avait voulu que le baptême opérât sur le corps comme il opère sur l’âme, l’homme eût sans doute retrouvé dans ce bain salutaire et sa beauté harmonique et sa primitive immortalité.

Souvenirs d’un ancien médecin.

Nous croyons que l’on peut baptiser sous condition tout monstre qui sort du sein de la femme, quelque difforme et bizarre qu’il soit, et quelque ressemblance qu’il puisse avoir avec la brute.

L’abbé Debreyne, docteur en médecine, Essai sur la Théologie morale.

Aurait-on des doutes sur la vie de l’avorton, qu’on doit encore le baptiser sons condition. Loin de tenir cette prudente conduite, combien de petits corps humains auxquels l’ignorance s’empresse de donner une immonde

sépulture, en risquant de priver leurs âmes de l’éternelle vue de Dieu !

Descubet, Les Merveilles du Corps humain.

Règle générale, quelque récente que soit la gestation, on doit baptiser conditionnellement tout ce qui paraît être un fœtus, à moins qu’il n’v ait déjà putréfaction, décomposition ou désorganisation manifeste.

Le même, ibid.

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