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CŒUR

Le cœur, ce pendule de l’organisme, n’ayant pas une minute de repos pendant toute notre existence, nous devons veiller à ne pas lui faire gagner en vitesse ce qu’il ne manquerait guère de perdre en durée. N’oublions pas qu’en nous donnant la vie, le Créateur en coordonne les limites avec le calme ou l’agitation de nos désirs. Aussi, le jeune homme qui accélère les battements de son cœur par la colère, l’intempérance ou toute autre passion, devient-il l’artisan de sa fin prématurée : il est comme la montre qu’une trop grande précipitation a fait bientôt arriver au bout de sa chaîne, tandis que, mieux réglée, elle ne se fût arrêtée qu’ après en avoir plus lentement déroulé les anneaux.

Descuret, Les Merveilles du Corps humain.

Au point de vue médical, on paraît ne reconnaître dans l’homme que le cœur qui bat, et oublier celui qui pense, ne pas sâvoir qu’il existe en lui comme deux genres d’hématoses : la première qui convertit le chyle en sang; la seconde qui change les penchants vicieux, les mauvais désirs, en qualités, en forces et en vertus.

Théodore Perrin, De la Périodicité.

Le cœur de l’homme est une lyre que font vibrer les élans de son âme.

Le même, ibid.

Notre cœur est ainsi fait : s’il désire, il est capable d’opérer des prodiges; s’il a ce qu’il veut, il se rassasie. Leuret, Indications à suivre dans le Traitement moral de la Folie.

Il faut que le calme ait toujours sa source dans le cœur ; il y pénètre plus facilement dans la solitude, avec toutes les vertus qui l’accompagnent.

Zimmermann, De la Solitude.

Nous approfondissons mieux les mouvements de notre cœur, si nous choisissons, pour l’examen des grandes vérités religieuses, les heures silencieuses où nous sommes seuls devant Dieu.

Le même, ibid.

11 n’y a peut-être pas d’anévrysme au cœur qui n’ait une cause morale pour principe ; et quand le vulgaire dit qu’un violent chagrin est un crève-cœur , c’est une vérité qu’il faut entendre au physique comme au moral.

Réveillé-Parise, Etudes de l'Homme.

En général, notre cœur est le point de départ de nos convictions; nous allons de nous aux hommes; plus rarement, des hommes à nous.

Le même, ibid.

Galien se vantait de convaincre un athée de l’existence d’une Intelligence suprême par la seule dissection de la main; mais qu’eût-il donc pensé de l’admirable découverte de la circulation du sang et des fonctions du cœur, qui en est le principal mobile ?

Le même, ibid.

Dans la culture du moral, faites toujours marcher l’éducation du cœur ayant celle de l’esprit.

Lepelletif.r (de la Sari lie), Physiologie médicale el philosophique.

Soyez toujours en paix avec votre cœur : ce précepte convient à la sagesse non moins qu’à la santé.

Viiiey, Diction, des Sciences médicales , art. Longévité.

Heureux est le cœur qui ne bat que sous le divin' stimulant du sentiment religieux !

Pleindoux aîné, Une Visite d'hôpital.

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