COLÈRE
La colère est un emportement grossier qui nous abaisse au niveau de la cause qui l’a excitée ; si nous nous mettons en colère, notre adversaire atteint son but; nous sommes en son pouvoir.
Feuchtersleben, Hygiène de l'Ame.
Une colère violente n’est pas active, ainsi que l’on serait tenté de le croire : celui qu’elle obsède comme un démon souffre dans la meilleure partie de son être. A son degré le plus élevé, la colère devient passive, même dans sa manifestation.
Le même, ibid.
L’homme en colère est uu forcené dangereux pour les autres, pour lui-même, et qu’il faudrait enchaîner pendant la manifestation de ses accès.
Lf.pelletier (de la Sarthc), Physiologie médicale et philosophique.
Quand on a pris l’habitude de la colère, les plus petites causes suffisent, pour la produire : l’âme est alors comme
ces substances inflammables qui détonnent au plus léger
contact.
Belouino, Des Passions.
Fermons avec soin toutes les avenues de notre cœur à la colère, en évitant les occasions qui peuvent l’exciter : ce n’est pas quand l’ennemi est entré dans la place qu’il faut songer à le repousser.
Pescdret, La Médecine des Passions.