CORSET
L’art de se suicider par le corset n’est pas aussi répandu qu’on le croit généralement ; quelques femmes mêmes y ont renoncé et n’en sont pas plus mal faites.
Réveillé-Parise, Hygiène du Corset.
Qu’une femme vienne dire, sérieusement ou par plaisanterie, qu’elle met son corset, pour s'habiller et non pour respirer. ' je soutiens que c’est un blasphème que le Ciel ne tarde pas à punir par la perte de la santé et de la beauté. Être martyre de la mode, pour souffrir, pour vieillir et s’enlaidir, en vérité, c’est pousser loin l’idolâtrie.
Le même, ibid.
Comprimer son corps par un corset étroit, serré, c’est rétrécir également son âme et son esprit, conséquence toute naturelle des lois physiologiques et morales de notre économie.
Le même, ibid.
Le corset, cet instrument de torture, dans lequel on cadenasse les jeunes personnes dès l’âge le plus tendre, amènerait bientôt T insuffisance du personnel médical. Mieux valaient mille fois les immenses paniers de nos bisaïeules : ils faisaient paraître la taille aussi fine, et ne déformaient rien.
Le professeur Serres.