‹ Les médecins moralistesChapitre 90 sur 352 · COURAGE · texte numérisé non relu

COURAGE

Le courage moral consiste dans l’empire de f homme

sur ses passions : il est le fruit d’une éducation intellectuelle qui lui a donné de la modération dans ses désirs, et l’habitude de mettre ses besoins en harmonie avec ses devoirs.

Descuret, La Médecine des Passions.

Le véritable courage se connaît dans tous les événements de la vie ; il est utile à chacun de nous pour supporter }es traverses et les vicissitudes de l’existence. Il a sa source dans les réflexions, l’étude, la philosophie, et surtout dans une conscience pure et dans le sentiment religieux. Il s’affermit dans les conseils et se guide par la prudence. Il est toujours ce qu’il doit être ; il ne faut ni l’exciter ni le retenir.

Belouino, Des Passions.

Le courage est une qualité indispensable au médecin. S’il est vrai que Galien ait fui Rome ravagée par la peste, par combien d’actes de courage et de dévouement les médecins de tous les âges n’ont-ils pas réparé la faute d’un seul !

Cruveilhier, Des Devoirs et de la Moralité du Médecin.

Le courage diminue la gravité de toutes les maladies, favorise leur solution critique, accélère les convalescences ; enfin, il développe cette patience virile, seul remède à ce qu’on ne peut guérir, soulagement unique à ce qu’on ne peut éviter.

Campardon, Du Courage dans les maladies.

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