‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 163 sur 243 · AUTRE NOTE · texte numérisé non relu

AUTRE NOTE

Ces mêmes notions se modifient au point de vue de l’astrologie judiciaire ou magique, dans le célèbre philosophe de la Renaissance, Cornélius Agrippa ;

Triplex unicuique homini dæmon ; bonus est proprius custos. Unus quidem sacer, alter genituræ, aîier professionis. Dæmon quidem sacer hic, juxta Æyyptiorum doctrinam, non ab astris, sed ab ipso dœmonum prœside Deo descendenti animæ rationali adsignatur, etc...

Ce dernier trait est un singulier hommage rendu , sous forme d’erreur, à cette vérité catholique ; que l’homme qui manque à sa vocation fait choix d’une vie malheureuse !

Rapprochons du dédale que forment ces éléments la très-curieuse et importante définition que nous donne de notre personne l’un des hommes de notre époque qui contribuèrent le plus largement à l’étude du magnétisme et de la magie. Ce n’est, après tout, que la traduction servile du grand philosophe de la Renaissance (seizième siècle), Corneliüs Agrippa. « L’homme est composé d’entendement., de raison et d’idole, et ces trois choses ne sont qu’un. J’appelle idole de l’âme cette puissance qui vivifie et gouverne les corps, d’où dérivent les sens, par laquelle même l’âme déploie la force des sens et îsOURRlT UN CORPS DANS UN AUTRE CORPS ! » Magie dév., Dupotet, grande édition, p. 230.

Cornélius Agrippa disait : Anima humana constat mente, ratione et idolo. Mens illuminât rationem ; ratio Huit in idolum; idolum autem animæ est supra naturam, quæ corporis et animæ quodammodo nodus est... Dico autem animæ. idolum, piotentiam illam vivificativam et rectricem corporis, sensuum originem, per quam... alit in corpore corpus. Corn. Agrippa, maître du savant médecin ci démonologue J. Wier. De occulta phil., p. 357, 358.

Voilà donc bien, sous ce nom d’idole, ou d’image, de simulacre et de fantôme, lehouen de la Chine et de certains peuples de l’antiquité, le principe vital de quehpies savants médecins, et le corps spirituel ou V esprit corporel des {>hilosophes de la magie!...

C’est par le rapprochement de ces doctrines, éparses dans le cours

LE MONDE MAGIQUE

des siècles^ que nous suivons le i)lus facilement et leur oriyine, et leur raison d’être ! L’apparence scientifique dont elles se revêtent leur permet de s’introduire dans nn grand nombre d’esprits plus curieux que solides, plus superficiels que profonds, et d’y déposer le levain mortel de la corruption.

Ovide, en quatre vers fort clairs et connus de tout écolier, offre le pot-pourri de cette doctrine à mille formules :

iiis duo sunt liomiiiis: mânes, caro, spirilus, umbra;

Quatuor isia loca bis duo suscipiunl.

Terra tegit carnem , tumiilum eireumvolat umbra ,

Orcus babel maries, spirilus astra petit.

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