‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 170 sur 243 · C 1 1 A P 1 T RE 1) I X - II U I T J È M E · texte numérisé non relu

C 1 1 A P 1 T RE 1) I X - II U I T J È M E

L' Amévicain Rogers a presque géomdtriquemeiit développé celte thèse, qui déborde et dépasse de tous points celle des houens de la Chine. Que si ce philosophe aux formes si graves ne se trouve être le jouet de la plus singulière hallucination, ne lui reprocherons-nous pas avec justice d’avoir cruellement égaré, par le ton didactique de son livre, l’un de nos compatriotes, jeune écrivain dont la poétique imagination s’est généreusement prêtée à l’erreur... Laissons-le , laissons sa plume nous redire et nous peindre, en quelque sorte de cette théorie croisée de l’Américain et du Chinois.

« fj’homme est composé de trois parties : l’ame, l’esprit eMe cor[)S. L’âme est^unie au corps par un fluide trèssubtil, impondérable, universel, et sans siège particulier : c’est l’étincelle de vie; il circule dans tous les membres, v répandant la force, la chaleur et la vie. » ...Cet Esprit fluidiforme , que les docteurs du catholicisme persistent à nier, est donc en nous comme une seconde âme. !1 est principe DE VIE, distinct de l’âme et du corps; « l’œil du corps nepeut le voir ; et, cependant, il a couleur ^ sa couleur est môme celle du feu ‘ ! » Mais recueillons-nous et, sans nous arrêter à de menus détails, écoutons ce qui va surpasser toute merveille!

L’heure de la mort vient de sonner pour cet homme, que vous voyez gisant à vos pieds. Tout aussitôt, « l’âme emporte, à l’état de yerme, cet esprit de lumière et de vie qui est la quintessence de la vie, de la chair, du sang , et dont la plus ivnjierceptible PARCELLE contient ri^;el-

p. 279, n’est acceptée dans le monde que par ces esprits gloutons et happeurs qui saisissent au vol et déglutissent, avant d’en essayer le goût, tout ce que la main d’un constructeur de systèmes leur jette à la bouche , reconnaissons que le nombre de ces esprits n’cst pas médiocre. Il est donc juste, ou du moins charitable, de compter avec eux et fie leur consacrer quelques lignes.

1 II. Dclaage, Éternité, p. 26. Quelqu’un a donc vu ce fluide çut ne peut se voir, et dont pourtant la couleur est si voyante?

U<: MONDI^ M AG J OU K.

li:ment et en véiuté l’homme qu’elle individualise, l'ormé et modifié par ses pensées, ses actions et scs impressions ‘a.

GrAce donc à cette multiplication quasi eucharistique de son être, l’homme n’exerce point seulement la faculté de se manifester à la fois en deux lieux différents {voir chajj. Bilocalionj plus tard), mais il se dissémine , il se sème , il se lance sans cesse en myriades d’exemplaires dans l’espace, et dépose en germes sa personne tout entière partout où s’échappe de ses pores une émanation de son fluide vital. Car, nous ne voulons plus l’oublier, et nulle découverte , si elle se justifiait, ne serait plus prodigieuse! « V homme physique ^ l’homme moral et L’homme IjNTELLECTÜEL est contenu^ réellement et en vérité, dans la moindre parcelle de cette quintessence vitale qui non -seulement s’attache à tous les objets touchés par un individu, mais encore à tous ceux qui ont été dans sa sphère de rayonne- . ment. »

Oh, vraiment! nous éprouvons ici le plus grand besoin de reprendre baleine, et de souffler un instant; mais il nous faut suivre M. Delaage, l’un des grands apôtres du magnétisme à tendance religieuse (en J 854), s’éloignant de nous à tired’aile, et jetant dans l’air ce cri de triomphe : « CETTE ^ YÉUITÉ est une DES BASES FONDAiMEîNTALES de la science magnétique'^ \ » Cette science , « qui proclame ]

^ H. Delaage, Éternité, p. 92. Notre intelligence parvient-elle à se re- î présenter cet esprit qui se subdivise en germes particules? Quoi qu’il en soit, reposons-nous, chemin faisant, sur une pensée qui touche de trop près à la vérité' pour ne point avoir un reflet de sa iumière et de son | charme. L’homme doit sortir vivant et impérissable du tombeau. Or, nous | ' dit le même auteur, ce genpe, — et pourquoi lui en donner dix mille? — ^ « ce germe qui contient upe fraction de toutes les parties de riiommc, ^ puisera, dans un milipu ipcorruptible, Ips éléments immortels d’un corps j qui, bien que spiritualisé et perfectionné , sera néanmoins le meme. C’est la personnalité, un moment renversée par le coup de la mort, so relevant merveilleusement transfigurée, mais toujours ji.ersistante ! » '

2 De même, M. A. de Gasparin nous disait-il : La pénétration de la ■

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