CHAPITRE VINGTIÈME
animiques de l’homme, les paroles du savant rédacteur en chef de X Union médicale:
« Le principe vital n’est point cette puissance intellectuelle de l’cime à laquelle il est', à la vérité, intimement lié. Le principe vital existe en nous; il assimile les parties analogues, répare celles qui sont hétérogènes, veille a TOUT ! Toutes ces choses sont autant de faits que la nature donne, qu’aucune hypothèse ne peut renverser. Reconnaître ces faits, c'est la philosophie la plus ancienne de la terre^ y comme vraisemhlahlement elle en sera la dernière.... Cette puissance vitale est innée, organique, génératrice; elle est le fondement de mes forces naturelles; elle est le génie intime de tout mon être^. »
A ce propos, M, le docteur Sales- Girons, rédacteur en chef de la Revue médicale, intervient avec bonheur dans la lutte. Saisissant l’immense portée de cette falsification de la nature humaine, il répond, dans l’intérêt pressant des éludes médicales, aux savants dont la bouche proclame que la science de guérir doit s’isoler de toute science qui lui parle de haut; qu’elle doit repousser d’une main jalouse toute lumière tombant sur elle des régions pures et sublimes de la religion ou de la philosophie^. On a dit.: Quel rapport j)eut-il y avoir entre la médecine et la religion? puis après : Quel rapport entre la médecine et la psychologie (science
‘ Oui, certes, fort peu s’en faut! car, à peine la terre tombe-t-elle dans l’idolâtrie, que l’homme embrasse nécessairement, dans toutes les branches de la science, les doctrines de l’erreur. En reprenant les roules de l’idolâtrie, telles que le spiritisme, le magnétisme, la fausse philosophie, le monde doit inévitablement retourner à toutes les fausses doctrines. — La direction des études du savant docteur n’a point permis à sa haute intelligence de se former une notion assez étendue de rârne.
‘^ Amédéc Latour, Brochure: Simple question,]). 3. Supra. Voir, même brochure, Barthez et MM. Bousquet, Bouillaud, Parchappe, etc., p. 8, 9, 12, etc. Les mêmes idées entraînent avec elles les mêmes expressions.
* A l)eo enim omnis medela, etc. Ecclésiastique, ch. xxxvni.
LE MONDE MAGIQUE
de l'âme et de ses facultés, puis enfiu : Quel rap-
port entre la médecine et la philosophie? Telle est la triple formule opposée « depuis vingt ans à la Revue médicale, qui a la folie de penser que la médecine, en tant que science de l'homme, lient par des liens plus ou moins étroits à la philosophie, à la psychologie, et môme un peu à la théologie » 5 c’est-ù-dire aux sciences qui s’éclairent des plus hauts enseignements que la révélation, que la tradition nient versés sur la nature des êtres, et que la raison de l’homme s’applique à féconder.
Est - ce donc notre faute « si la médecine est descen^
due si bas qu’on n’aperçoive plus ses rapports scientifiques avec ce qu’il y a de plus haut dans l’entendement humain »? {Revue médicale, n° 31, mars 1855, p. 321-322.) La théologie , que Leibniz appelait la théodicée , pour y familiariser les savants effrayés, nous apprend : 1“ (c qu’il n’y a pas de médecine {scientifique) sans physiologie, et de physiologie, — humaine, j’entends, Ef INON YÉTÉ- RINAIRE, — sans la donnée primitive et fondamentale, qui est l’àme intelligente » ; 2“ « que la discussion sur cette âme, et le principe vital qu'on voudrait lui donner pour DOUBLURE dans' V organisme, n’est pas nouvelle, puisqu’elle fut agitée entre Platon et Aristote, puis entre les Pères de l’Église grecque et latine, puis entre les philosophes du moyen âge à diverses reprises, avec autant de vigueur d’arguments qu’en puissent mettre les modernes ». (Broch.: Simpile question ^ p. 12. Supra.)
Hélas! cette fausse et mystifiante doctrine du principe vital est celle que nous enseigne, à titre d’éternelle vérité, la Magie moderne, sous la nom rajeuni de Magnétisme. Écoutons sur ce sujet la voix de l’un de ses plus savants professeurs :
« L’opinion que l’ame est liée au corps par une suh-