CHAPITRE YiNGTIÈME
■ les deuæ se produit dnns le système musculaire. » [Mystiquej V. 3, p. !270.) « La première construction de l’édilice est le type et donne le plan de l’autre, et toutes les deux sont \imnye de Vilme qui réside en elles, de sorte qu’on pourrait appeler, en un certain sens, la première le spectre DE l’ame, et la seconde son enveloppe plastique. Tant que ces deux corps sont unis... ils se pénètrent et se lient réciproquement. Mais si ce lien est dissous par la mort, ils se séparent; l’un, celui qui a plus d’affinité avecTclme, la suit tandis que l’autre, plus rapproché de la nature terrestre, est absorbé par elle. Cependant , entre ces deux extrêmes , c’est-à-dire la vie ordinaire et la mort, il y a des états mitoyens dans lesquels le lien se relâche sans se rompre. Si, dans ce mouvement, le corps qui sert de type à l’autre se détache et', sortant de Xétat latent, franchit ses limites, sans toutefois le quitter tout à fait, alors le spectre, se dégageant de l’enveloppe qui le recouvre, apparaît d’une manière visible. L’espace disparaît dans la sphère où s’étend son pouvoir, et il peut être ainsi présent /d où le portent ses désirs, dans toute l’étendue de cette sphère. » (Gôrres, Sainte Foi, y. 3, p. 270, 271. 1854,.) — Accompagnant ces deux parties de l’homme, l’âme, dans cet état, ne cesserait pourtant point d’ôtre avec celle qui reste enveloppée dons la matière.
Exemple : Un jeune habitant de Londres, sobre, religieux, sensé, faisait son apprentissage chez un marchand de la Cité. Son maître lui dit un jour : Restez dans mon cabinet jusqu’à ce que je revienne vous y chercher; et, s’étant hâté de dîner, il redescendit afin que ce jeune homme vînt prendre à son tour son repas. Il le retrouva présent; mais, remontant à l’instant môme dans la salle à manger, oh! surprise ! il vit ce môme apprenti siégeant à table au milieu des gens de la maison. « Nulle illusion n’était possible! » et d’ailleurs
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nno milro série de foils prouva (pie, cliez ce jeune liommc, l’élat de duplication tenait à (( une disposition naturelle ». [Ibid.) Le carys tmnjible (Hait d’un C(Mé , tandis (jue l’un de ses corps spirituels ou de ses Esprits corporels et vitaux était de l’autre, et peut-être présent en plusieurs lieux. l']nlin l’Ame intellectuelle accompagnait tous les deux, et (jue sais-je encore? En vérité, chez les gens assez pauvrement doués pour n’avoir, comme moi, qu’un seul corps et une Ame unique, ces Ilots de paroles subtiles sont de désolantes et inintelligibles absurdités. Et pour ceux qui, se payant de ces énigmes à liire d’explications, s’imaginent avoir découvert la clef du Merveilleux, adieu le Surnaturel! les forces latentes de la nature rendent raison de tout miracle.
Mais, avant de rentrer dans la réalité , reportons-nous vers de plus sobres penseurs, et revenons à notre seconde Ame, cette Ame latente et sournoise qui se laisse décorer du nom de principe vital. Ce principe du dualisme, décrit par la plume du champion de Montpellier, triompha dans le monde, nous dit-on , jusqu’à ce que Descartes ne voulut voir dans l’homme que deux substances ; l’Ame pensante et le corps. Il y triompha jusqu’à ce que Stabl soutint que l’Ame pensante est la cause non -seulement des fonctions intellectuelles, mais encore des fonctions de nos organes ' . Puis un nouveau revirement s’opéra dans le sein de l’école, et l’antique tradition du monde idolâtre sur la constitution de la personne humaine s’y représenta derechef, formulée de la manière la plus positive. Rajeunissant ses formes, et, par là môme, plus séduisante, cette tradition compte de nos jours de merveilleux défenseurs, et nous ne risquerons que d’exprimer avec plus d’élégance ce que déjà nous avons dit lorsque nous répéterons, sur la doctrine des deux principes
‘ Non. Ce dernier point est ce qu’avait démontré la philosopliio chrétienne bien avant Descartes et Stalil.