‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 182 sur 243 · LA CAUSE DE LA VIE · texte numérisé non relu

LA CAUSE DE LA VIE

« 11 n’existe dans l'atmosphère aucun fluide connu qui obéisse à la volonté de l’homme L » Mais a l’expérience apprend que le corps humain cowûaiïi un caloiHque jiarticulier, une matière fluidique, que l’homme peut mettre en mouvement quand il veut, et sans le secours d’aucun corps étranger ». « On a la certitude qu’il le lance par rayons. H agit avec une vitesse immense dès que la volonté le met en mouvement. » Il agit « de telle sorte que, quand un homme

‘ Cette doctrine ne s’accorde point avec celle de Rogers, ou d’Éliphas : ce que le premier appelle mundane force , et le second ! lumière astrale, est un fluide universel qui se soude au fluide humain ; r celui-ci le meut, l’agite, le soulève en forme de tempêtes irrésistibles t et le rend obéissant à la volonté de l’homme. Mais n’exigeons point ■ au sein de l’erreur, l’accord, (pii est un des caractères de la vérité. '■Nous avons fait justice de ces. absurdités à forme scientifique dans la Ma<jie au dix-neuvième siècle.

LE MONDE MAGIQUE

envoie volontairement son (luide à un autre homme, les fluides des deux corps s’unissent, il y a, en raison de la parité des corps, attraction mutuelle ».

« Lorsque le fluide émane d’un homme sans volonté, il est purement animal et matériel. Animal, il agit sur des corps semblables, et môme sur des animaux qui n’ont qu’une organisation inférieure; matériel, il agit sur les autres corps à un moindre degré, puisqu’ils sont insensibles aux propriétés animales. Enfin, avec la volonté , il est- en giême temps spirituel J animal et matériel, conséquemment unique dans la nature , attribué aux corps vivants , mais particulièrement à l’homme, qui seul est doué de raison , et auquel les animaux ne ressemblent pas plus par leur âme que par leurs formes corporelles. » (Aubin Gauthier, Traité du magnétisme, Paris, 1845, p. 466 à 468.) -

Ainsi parle le célèbre coryphée du magnétisme, s’exprimant en termes que ne saurait guère désavouer l’école de Montpellier. Mais, reprenant la parole et s’appuyant sur ceux des maîtres anciens qui s’étaient montrés fidèles aux traditions primitives et aux lois, de la raison, M. le docteur Saies-Girons nous rappelle : 3“ «qu’au treizième siècle, saint Thomas d’Aquin, la science universelle faite homme, d’accord avec Aristote, et fondé sur Galien, qui se fondait sur Hippocrate, fit prévaloir définitivement V unité de / V âme intelligente dans la physiologie humaine, et en bannit Xlnjpothèse ingénieuse de /’ame organique, APPE- LÉE par Barthez LE PRINCIPE VITAL ». (Ibid., p. 327.) « La théologie, ajoute-t-il, nous apprend bien d’autres choses; mais celles-ci suffisent. » (Ibid., p. 327.) « Laissez dire I’ignorance ou l’envie, et assurez-vous par yous-MÈMES que la théologie, en fait de sciences naturelles, n’a pas moins de zèle contre les hypothèses que la physiologie^ » (Broch.; Simple question, p. 12. Supra.)

Page 1