‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 197 sur 243 · CHAPITRE VINGT-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-TROISIÈME

Le fantôme humain ; suite. — Les diverses sortes d’âmes de l’homme, do la brute, de la plante. — Ces âmes sont-elles superposées dans l’homme? — Saint Thomas et le père Ventura. — Une de ces âmes peut-elle être naturellement le formateur ou le moteur du fantôme ?

Mais, avant de passer outre et d’exiger du bon sens humain ses conclusions formelles sur le houen, plus ou moins complet et audacieux, que de nombreux docteurs de nos facultés médicales ressuscitent sous le titre de principe vital, nous comprenons l’indispensable nécessité de laisser tomber sur la grande question dejs âmes une lumière dont qucune vapeur terrestre, aucun fluide fantasmagorique, aucune fumée s’élevant des abîmes de l’ignorance ou des fournaises de l’orgueil, ne puisse obscurcir la clarté.

La plus magnifique, en vérité, de toutes les sciences, et la [)lus sûre, est celle qui nous apprend les vérités émanées du professeur suprême ; je veux dire les révélations dont le Créateur de l’homme enrichit l’humanité dès son berceau, les traditions et les écrits qui nous initient aux mystères

LE MONDE MAGIQUE

de sa gloire,... précieux et impérissable trésor de l’Église : c’est, en un mot, la théologie. Or, cette radieuse et modeste science, émanée d’en haut, vient en aide au bon sens et auæ sciences profanes, chaque fois que l’ûme périssable, l’ûme des bôtes, celle que le philosopbisme ou l’erreur nous impose sous le nom de principe vital, menace de faire irruption dans nos corps et de s’y associer en qualité d'âme secondaire ; âme qui ne larderait guère, en des temps de foi chancelante, à supplanter, dans l’opinion, la première, l’âme intellectuelle et périssable.

Tout en jetant, au pas de course, un coup d’œil sur les diverses sortes d’âmes qui prêtent vie aux différents êtres de la nature, acheminons-nous donc vers le point où les brèves et nettes paroles de quelques-uns des grands docteurs de la science sacrée viennent frapper nos oreilles.

L’homme, l’animal et la plante doivent chacun leurs propriétés vitales à une âme - mais cette âme diffère de nature dans chacun de ces êtres L Et pour échapper aux idées fausses dont nous imprègnent les préjugés vulgaires, qui sont devenu'S l’atmosphère de nos intelligences, remplaçons un instant le nom de l’âme par le mot dont la science exacte par excellence se sert pour la désigner en exprimant son action.

L’âme, dit-elle, est hi forme des corps. Or, dans le langage habituel, ces deux termes : forme et configuration, se donnent presque indifféremment d’un de l’autre. Mais, au premier de ces deux termes, empressons-nous d’enlever le sens géométrique exprimant les proportions et les contours du corps. C’est donc uniquement dans sa signification philosophique, et d’ailleurs parfaitement claire et limpide, que nous nous proposons de l’entendre [forma in

‘ Nous avons vu, tout à l’heure, une âme s’acquittant de ses fonctions réparatrices dans la salamandre. '

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