‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 41 sur 243 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

T K Ml* s ANTiIENS.

Les médium de l’antiquité. — Rapports entre la religion et la magie. — Les dieux sont médecins. — Leur forme privilégiée est celle du serpent, du bouc... — Rapports entre le prêtre, le magicien et le médecin. — Tous trois sont médium. — Le mal caduc, ou l’épilepsie, est un signe d’élection pour ce triple personnage. — Tout art, toute sciencé^, et la philosophie jusque dans sa morale, ont chez les idolâtres un rapport direct et intime avec la magie. — Les magiciens de Pharaon refleurissent dans les théurges. — La médecine magique n’était pas seulement celle du peuple, elle était médecine d’Etat. — Le clou des dictateurs. — Caton, dont la formule est celle des sorciers de nos campagnes. — Nos médiateurs magiques feront- ils revivre ces époques?

Le mot démon, ou daïrnone , signifiant Esprit, le chapitre qui précède olîre une étude assez complète du Médiateur spirite ou démoniaque , envisagé par nous à son point de vue moderne, et sous le nom fraîchement éclos de médium. Mais une seconde étape nous reste à fournir si nous voulons parcourir d’un bout à l’autre la carrière du Médiateur, et reconnaître ce personnage dans ses rôles antiques. Nous devons alors tourner nos regards vers la religion des peuples idolâtres, c’est-à-dire la considérer dans son essence et son principe, qui sont la révolte, et dans sa forme originaire, qui fut la forme même de la magie; car le culte de la pluralité des dieux et la magie sont une seule et même chose. Or, il est d’expérience historique que l’erreur et la vérité religieuse pénètrent de leur inlluence tous les rameaux de la science et des connaissances humaines, l’une ou l’autre mêlant sa saveur à leur sève. La magie s’infiltra donc promptement, par ses principes erronés et ses dogmes mentètirs, dans les chants du poète, qui fut d’abol'd chantre des dieux ou théologien; la philosophie en respira la vénéneuse atmosphère, elle s’enivra de ses parfums homicides, et, dans ses pages transcendantes les plus divines, elle osa s’appro-

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