CHAPITRE CINQUIÈME
T R O I s I È M l; moyen.
Le contact, l’attouchement et l’imposition des mains sont chez les idolâtres, ou en Israël , un des plus antiques moyens usités par les médiateurs du surnaturel. — Langage de Dieu constituant Moïse dieu de Pharaon. — La main d’Aaron et des mages. — Transmission de pouvoirs, d’Esprits, etc., par l’imposition des mains, et guérisons. — Naaman se croit joué. — Pourquoi. — Parole des Juifs au Christ. — Guérisons subites opérées par le pied de Yespasien. — Témoignage de Tacite. — Le pied de Pyrrhus et de nos sorciers guérisseurs. — Les doigts d’Adrien. — Mains des saludadorès, de Great-Rake. — Nos campagnes. — Towianski et Mickiewitz. — Le Theel, ou roi des Esprits, et l’imposition des mains. — Effets. — Le prophète Elisée. — Les miracles évangéliques devant ceux de la magie ou du magnétisme. — Conclusion.
Le sommeil et la verge magiques viennent, par nos soins, de prendre rang en tète des moyens d’action surnaturels employés par les membres du sacerdoce idolâtre et par les médium de la médecine sacrée. Cette tache accomplie, comment nous taire sur l’antique et solennel usage de l’imposition des mains, et, par extension, de l’attouchement et du contact sacramentel, dont le rôle se lie si fortement, à toutes les époques et dans tous les lieux, à l’histoire des prodiges ?
Parmi les peuples les plus célèbres de l’antiquité, les Indiens et les Égyptiens pratiquèrent puvertement cet art sacré qui, domptant la nature par un acte de la volonté, la contraint d’obéir au signe de la main. Le récit des missionnaires nous enseigne que cet acte mystique n’est nullement