CHAPITRE CINQUIÈME. ^2o
étranger aux routiniers luibitants tle la Chine; nous savons qu’il avait été florissant en Israël; et le EnnGTnoseVy entre autres savants, après nous avoir rappelé ces nombreuses leçons de l’histoire, ajoute : Les hommes du monde primitif ont admis « que toute guérison procède de Dieu, et que toute vertu curative opère en nousp^r le ministère àe ses serviteurs! Aussi cohsidéra-t-on la foi comme le prélude nécessaire de la cure, et fut-il de croyance que les pouvoirs magiques étaient transmis ou opéraient par le moyen de la parole, de la prière et des rites sacramentels . Or, les guérisons opérées par V attouchement, par l’imposition DES MAINS et par le souffle de la bouche se rattachaient à cette mystérieuse inlluence.» (Lire Ennem., v. I, p. 108. Nous 71 étudions que les principaux moyens i)
Examinons, cherchons à savoir quelle mesure de vérité renferment ces paroles; jetons sur Israël notre premier coup d’œil; voyons enfin quel ordre de pouvoir miraculeux ou magique est conféré par l’imposition des mains, et se manifeste à la suite de ce signe antique et sacramentel .
Dieu, prêtant sa puissance à Moïse, lui dit; « Je vous ai établi le dieu de Pharaon, Deum, et, comme Pharaon ne vous écoutera point, f étendrai vna inain sur l’Égypte; . puis, après y avoir fait éclater la sévérité de mes jugements, j’en ferai sortir mon peuple. » (Exode, ch. vu, f. 1, 4.)
« Les Égyptiens apprendront que je suis le Seigneur, après i\\XQ J aurai étendu ma main sur l’Égypte! » (Ib., 'f. 5.) Le langage divin nous l’enseigne donc jusque dans ses figures : la main qui s’étend est le signe de la puissance qui agit. Et, lorsque Moïse usera de ce signe, la puissance divine opérera; Moïse sera, par la volonté du Très-Haut, non plus l’homme, mais le Dieu devant lequel fléchira, sans se rendre, l’orgueil aveugle de Pharaon!
Le Seigneur dit à Moïse : Dites à Aaron : Etendez
LE MONDE MAGIQUE
votre main sur les lleuves, sur les ruisseaux et les marais, et faites venir des grenouilles sur toute la terre d’Égypte. Aaron étendit sa main, et les grenouilles couvrirent la terre d’Égypte; mais les représentants des divinités de l’Égypte, leurs plénipotentiaires, les magiciens, opérèrent le même prodige et d’autres encore. Cependant la vertu des enchantements ayant, autant qu’il le fallait pour démontrer la puissance réelle de la magie, éclaté à la face des peuples. Moïse, en frappant la poussière, couvrit l’Égypte de moucherons. Et les magiciens, s’efforçant d’imiter ce nouvel acte de pouvoir surnaturel, se sentirent vaincus! Dans la terreur de leur impuissance , ils s’écrièrent : « Le doigt de Dieu est ici! » {Exode, ch. viii, 'f. 5, etc., et Papyrus Égypt., Corresp., 25 février 1858.)
Pharaon continuant de s’endurcir, le Seigneur dit encore à Moïse : « Allez le trouver, et lui dites : Si vous refusez de m’obéir, je vais étendre la main, et tous vos animaux utiles seront frappés de la peste. » (Ch. ix, f. 1.) « Et le Seigneur, épargnant les animaux d’Israël, déchaîna le lléau terrible auquel venait de donner le signal la main de son serviteur. » (76., 6, etc.)
Moïse, à qui Dieu vient d’annoncer qu’il allait le réunir à ses pères, lui dit : « Que le Seigneur, que le Dieu des Esprits de toute chair choisisse lui-mème un homme qui veille sur le peuple. Et Dieu lui répond : Prenez Josué, cet homme en qui l’Esprit réside, et imposez-lui les mains. Donnezlui des préceptes à la vue de tous, et une partie de votre gloire. Moïse, après lui avoir imposé les mains sur la tête , lui déclara ce que le Seigneur avait commandé. » {Nombre^ xxvii, f. 16, etc.)
Naaman, le général du roi de Syrie, se rendant auprès du prophète Élisée, le prie d’user de sa vertu miraculeuse * Spirituum bmnis carnis. — Voir plus bas l’àme des bêles.
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