‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 73 sur 243 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

vwyens sacramentels, un attouchement , un souflle, une simple imposition des mains, auront redressé les ossements tm'diis des boiteuâ! et rendu la vue aux aveugles! (Tacite. — Évangiles ci-dessus, etc., etc.) Que dis-je? un linge par son contact, une ombre à son passage /'àwvoni comme électriquement transmis aiicr incuraules la vertu chiks.-

TiVE ! Un acte, un mot de la volonté du Chlist, auront fait voler cette force latente à travers les champs de l’espace pour porter et rendre la santé au fils du Centenier (saint Malth., ch. MH, ÿ. 5); une parole lui aura fait réveiller et recomposer le cadavre à demi putréfié de Lazare (saint Jean, ch. ii, ÿ. 14, 39, 43)5 une prière, une bénédiction, aura multiplié les cinq pains de la montagne dont les restes surpassent en quantité la mesure première (saint Marc, ch. vi, f. 41); et ces faits ne seront que naturels!

En vérité, ceux qui voudraient porter sur les miracles d’ordre divin et süf les prodiges d’ordre démoniaque une main violente , et les faire si doctement rentrer dans l’ordre de la nature , ont une simplicité de science qui ne peut être surpassée que par celle de leur esprit!...

CONCLUSION

Le plus simple et le plus haut bon sens du lecteur ne lui permettent donc point de reculer devant ces paroles^ par lesquelles ma conclusion se formule :

L’imposition des mains, le sommeil mystique, — dirigé jadis dans les temples par le prêtre médecin , — la verge sacrée des pontifes d’Israël, ou la verge divinatoire et magnétique qui fut dans le principe un rayon du dieu Lucifer banni de l’Olympe ; voilà certes autant de moyens d action extranaturelle que nul ne saurait nier. Les excitateuus de la puissance qui opère les miracles divins, ou de celle qui nous éblouit parles prestiges d’ordre démoniaque, en usèrent

LE MONDE MAGIQUE

avec UNE EFFICACITÉ (lont les preuves appartiennent à l’histoire. Une puissance supérieure 5 celle de la nature obéissait donc au prêtre, elle obéissait à l’initié faisant usage volontaire de ces moyens.

Et devant les prodigieux effets obtenus par le concours de ces signes sacramentels , on vit s’incliner sans cesse, dans le cours des siècles, le témoignage des sens et le témoignage de la raison : celle-ci représentée par des myriades d’hommes dont un certain nombre était delà valeur de Platon, de Plutarque et de Tacite, sinon d’une valeur autrement grande encore; car nous nous abstenons de rappeler ceux qui furent les serviteurs et les représentants du Dieu de vérité.

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