‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 83 sur 243 · RÉSUMÉ DES PREMIERS CHAPITRES · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES PREMIERS CHAPITRES

Un troisième résultat nous reste à signaler, et le voici : c’est la certitude eæpérimentnlement acquise d’avoir en face de soi, dans la puissance qui se manifeste par son action sensible et mtelliyente, un Esprit^ un mauvais Esprit, un démon, àou'ixcjùv , sachant parler à nos âmes, sachant s’approprier les corps, les manier et les posséder, sachant en user comme de sa chose, sachant au besoin se former des mains, des membres, des corps visibles, et quelquefois tangibles; en un mot, un Esprit admirable et infatigable dans l’art des illusions dangereuses. (Les preuves de toutes ces assertions surabondent dans la Magie au dix-neuvième siècle. Paris., 1861. Plon.)

Un Esprit! Ce mot dans le catholicisme, de môme que jadis et aujourd’hui chez les idolâtres, répond à toute objection et à tout phénomène , met à l’unisson toutes les intelligences que les préjugés n’ont point atrophiées et donne un même langage à toutes les bouches, parce qu’il est le mot vrai, clair, simple, précis et facile à comprendre. Du côté de la science incrédule, au contraire, nous trouvons un système et des cohues d’explications discordantes à côté de chaque phénomène. Ou, plutôt, soyons juste, on n’y parle aussi qu’un langage; mais, hélas! ce langage est celui de Babel; Babel y éclaircit les énigmes !

râbles, — M. de Caudemberg, par exemple, — et voyez quel pitoyable spectacle nous offrent les Esprits qui les éclairent! Voyez dans quels égarements inconcevables ils les précipitent. Lire le Monde spirituel ou Science chrétienne, ch. v, p. 95, de Caudemberg ; ou plutôt que l’on s’abstienne d’ouvrir ce livre si regrettable! Les morts et les vivants, par le R. P. A. Matignon. Voilà qui corrige ces lectures.

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