‹ Les médicaments antihistaminiquesChapitre 12 sur 34 · CE · texte numérisé non relu

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GUGGENHEIM et LOEFFLER trouvèrent que le foie perfusé pouvait faire disparaître 10 milligrammes d’histamine.

8°) STEGGERDA, ESSEx et MANN ont mesuré le degré d’inactivation de l’histamine par les effets d’échantillons successifs du sang perfusant sur la pression sanguine du chien. La chute de la pression sanguine déterminée par le sang de perfusion est de plus en plus faible au fur et à mesure que la perfusion se prolonge, les résultats sont d’ailleurs variables suivant les organes perfusés : la chute de la pression est nulle au bout de 50 minutes pour le rein, de 1 heure 40 pour la préparation cœur-poumons, d’un peu plus d’une heure pour l'intestin, quand la dose d’histamine introduite dans le liquide perfusant est de 25 milligrammes.

9°) FELDBERG en 1932-1933 observa l'apparition dans le liquide perfusant les poumons isolés de cobaye sensibilisé d’une substance ayant les propriétés de l’histamine au moment du choc anaphylactique provoqué par l'injection de l’antigène.

10°) Un peu plus tard DALY et SCHIELD eurent l’idée de soumettre ces « liquides de choc » à l’action de l’histamine. Ils observèrent que, en 36 heures, l’histaminase les inactivait, de même qu’elle inactivait une solution d’histamine à 1 p. 3.000.000, comme permettait de l’apprécier l’absence de contractions de l'intestin de cobaye par application de ces produits.

11°) UNGER et PAROT, SCHWARZ ont observé qu'après ‘use saignée, l’histamine est plus rapidement inactivée par le sang qu'avant la saignée. Ils attribuèrent ce fait à une augmentation de la richesse du sang en histaminase. Ils appliquent cette hypothèse au cas de l’æœdème aigu du poumon. Pour eux, l’action de la saignée dans ce cas est de neutraliser, d’inhiber l'excès d’histamine sanguine accompagnant la crise, par une augmentation de l’histaminasémie.

12°) Ainsi, l’idée de s'opposer à l’hypehistaminémie par l'emploi de l’histaminase a peu à peu gagné du terrain. De nombreux essais ont été faits avec certains succès, notamment par des auteurs anglo-saxons : RoTH et HORTHON (1937), ROTH et RYNEARSON (1939), Foskay et HAGEBUSCH (1939), BAKER (1940), MIzLa et PINESS (1940), KENEY (1940). Ces différents auteurs se sont surtout attaquésaux syndromes allergiques : fièvre des foins, asthme, urticaire, maladie sérique, allergie . au froid, à l’insuline, etc... ;

13°) En France, UNGAR et BOLGERT ont constaté que l'injection intracardiaque de 2 unités d’histaminase l’unité étant la quantité du produit capable de rendre inactif un milligramme de chlorydrate d’histamine, en 24 heures, à l’étuve à 37°) à des cobayes de 200 à 300 grammes empêche les lésions pulmonaires d’apparaître sous l’effet d’inhalations de vapeurs irritantes. Tandis que des témoins soumis à ces inhalations présentent une augmentation de l'histaminémie et des lésions pulmonaires mortelles, les cobayes traités préalablement par l’histaminase n’accusent aucune augmentation du taux de l’histamine sanguine et survivent sans présenter de troubles.

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