VI. — L’ADRÉNALINE
1°) En 1917, SOLLMANN et PILCHER constatent que
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l’adrénaline fait disparaître l’érythème réflexe ou tache rouge périphérique provoquée par l'injection intradermique d’histamine. LAWSON en 1928 confirme ce fait.
On sait, en effet, depuis LEWIS et GRANT que l’injection intradermique d’histamine provoque au point même de l’injection une coloration rouge foncée apparaissant presque instantanément, en vingt secondes environ c'est la rougeur locale. Puis, quelques. Secondes plus tard, apparaît une rougeur périphérique : l’érythème réflexe, plus diffus. Enfin se forme une papule blanche qui remplace la rougeur locale. L'ensemble constitue la triade de LEWIS.
2°) Comme l’ont montré, entre autres, MOGENA et FERNANDEZ, l’adrénaline injectée dans la peau en même temps que l’histamine prévient la triple réaction de LEWIS, qui ne se produit pas.
3°) L’antagonisme de l’adrénaline et de l’histamine sur les vaisseaux hépatiques a été observé par DALE, BAUER et RICHARDS.
4°) HASHIMOTO, en 1925, avait signalé les actions opposées de l’adrénaline et de l’histamine sur les artères coronaires. |
9°) En 1924, Fur étudie les effets des deux corps sur la pression artérielle. Il opère sur le lapin et constate, qu'après ligature des veines surrénales, l’histamine a un effet hypertenseur. Une injection lente d’adrénaline est capable d’inverser cette hypertension. Ces faits ne sont pas absolument établis. FELDBERG, en effet, en 1930, n’a pas pu mettre en évidence l’inversion de l’hypertension histaminique par une injection d’adrénaline, en expérimentant sur le lapin anesthésié à l’éther.
6°) L’adrénaline relâche le muscle utérin contracté par l’histamine (SucrmoTo 1913).
7°) UNGAR, PARROT et BOVET, en 1937, ont observé
-que l'effet inhibiteur de l’adrénaline sur l'intestin isolé
LES \ de cobaye commence pour une concentration en adrénaline de 1 p: 100.000.000 et que l’action de 1 gamma d'histamine est complètement inhibée quand la concentration en adrénaline atteint 1 p. 1.000.000 ou 1 p. 100.000.