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MODE D'ACTION DES ANTIHISTAMINIQUES

Le mode d’action des corps antihistaminiques reste ‘tout à fait mystérieux. Anne-Marie STAUB (1939) fait remarquer que, dans le choc histaminique du cobaye, la constriction bronchique à elle seule n’est pas fatale. En effet, la respiration artificielle permet la survie de cobayes choqués, si la dose d’histamine mise en œuvre ne dépasse pas une dose minima mortelle, mais la mort survient si elle dépasse 2 doses mortelles.

D'autre part, un spasmolytique la « Propavine » ou x phénylvalérianate de diéthylaminoéthanol, protège bien les bronches contre le choc histaminique, mais n'empêche pas la mort du cobaye.

Certaines N. phényléthylénediamines, plus actives sur le choc histaminique que les phénoxyéthylamines leur sont inférieures dans la protection du poumon (929 F. 1571 F).

Enfin, certaines N. phényléthylénediamines encore actives sur le choc histaminique de cobaye n’ont aucune action sur les bronches.

Anne-Marie STAUB se demande si, « puisque les bronches répondent, dans certains cas, à l’injection d’hista- . mine, chez l’animal protégé et chez l’animal normal par une égale bronchoconstriction, la différence de comportement des deux animaux vis-à-vis du choc n’est pas en rapport avec une diminution de l’histamine libre du sang ».

Le même auteur a observé que les antihistaminiques ne favorisent pas la dégradation de l’histamine in vitro. L’addition au bain de Tyrode-Webster d’un antihistaminique empêche la contraction de l'intestin isolé de co-

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baye de se produire quand on ajoute à ce bain de l’his- .tamine.

Si on mélange d’abord les mêmes doses des deux substances et qu’on les ajoute simultanément au bain, l'intestin se contracte sous l'effet de l’histamine, mais moins fortement, il est vrai, que si l’histamine était seule. Si on place le mélange à l’étuve, la contraction intestinale persiste : l’histamine n’a pas subi de dégradation. Pour cela, l'organisme entier est nécessaire.

HALPERN a fait remarquer (1942) que nous n’avons aucune preuve que les antihistaminiques agissent en bloquant la libération d’histamine. Ce mécanisme d’action ne peut être retenu, en particulier, quand on injecte l’histamine en nature à l’animal, pas plus que lorsque

les antihistaminiques sont administrés à titre curatif.

A.-M. STAUB, CHAMBON et MARTIN ont montré que les antihistaminiques n'’influencent pas la dégradation de l’histamine par l’histaminase.

HALPERN admet à la suite de ses recherches « que les antihistaminiques modifient la réactivité des organes effecteurs de telle manière que l’histamine n’est plus capable d'exercer ses effets habituels ».

CHAUCHARD (1943) a observé que l'injection d’un quart de milligramme d’histamine par voie intrapéritonéale augmente les chronaxies nerveuses périphériques motrices et sensitives, de même que la chronaxie corticale. Suivant cet auteur, ces variations chronaximétriques seraient dûes à une action dépressive encéphalo-médullaire.

Par contre, l'injection de 1 cgr. 25 de 2339 RP diminue les chronaxies. D'autre part, l’application d’une solution d’histamine à 0,50 % sur le sympathique cervical de lapin détermine une forte augmentation des chronaxies pouvant aller jusqu’au blocage de la conduction sur les fibres préganglionnaires.

Dans les mêmes conditions, le 2339 RP en solution

à 2,5 % diminue la chronaxie jusqu’au bloc. L’antago- nisme des deux substances est parfait, comme le mon- sun trent également des applications successives ou simultanées faites au même point.

- Sur les fibres post-ganglionnaires du lapin, l’antagonisme se retrouve, mais il est inversé. La chronaxie est diminuée par l’histamine, augmentée par le 2339 RP.

L’ antagonisme des substances antihistaminiques et de l’histamine est donc bien réel, spécifique. Cet antagonisme dépend de certaines modifications métaboliques cellulaires dont est témoin la modification des chrona- j L4 xies nerveuses; motrices, sensitives, sympathiques, Dre PRE

et postganglionnaires. RTS Pa L

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