SAVE
res environ, puis l’éruption peut se reproduire, mais est de nouveau interrompue par une seconde prise du médicament.
Au cours du traitement, le prurit disparaît généralement le premier, puis l’éruption; celle-ci tend, pendant les 2 ou 3 premiers jours, à reparaître, mais atténuée, entre les prises de l’antihistaminique. L’œdème et les signes généraux disparaissent les derniers. Les arthralgies enfin, cèdent .plus difficilement que les manifestations cutanées. En
ANGLADE (1943) a traité par le 2339 RP des accidents anaphylactiques de la sérothérapie, chez l'enfant. Il a obtenu de très bons résultats, les symptômes s’améliorant plus rapidement qu'avec la thérapeutique classique. L'action préventive lui semble aussi bonne que l'effet curatif. |
Pour MINET, WAREMBOURG, LINQUETTE et MICHON (1943), au contraire, le 2339 RP n'aurait aucune action préventive contre les accidents sériques, mais seulement un pouvoir curateur. |
SÉDALLIAN, BERTAGE et PELLERAT (1942) ont rapporté de bons résultats dans 18 cas avec le 2339 RP et n’ont observé qu’un seul accident à type de choc.
LAMY enfin (1943) chez l'enfant a noté une nette amélioration des accidents sériques.
b) Urticaire : d'une facon générale, les résultats sont assez satisfaisants et se rapprochent de ceux observés dans les accidents sériques. Les cas les plus favorables sont les urticaires d’origine digestive.
CUILLERET (1942) a obtenu très rapidement la sédation d’une urticaire alimentaire par le 2339 RP.
ANGLADE a observé chez l'enfant de très bons résultats dans les manifestations cutanées de l’intolérance alimentaire. | |
GOUGEROT et COURTENAY (1942) ont rapporté l’ob-
AT Er
L' servation d'un malade atteint de névralgie calmée par les injections intradermiques d’histamine à 1 p. 2.000 chez lequel survint une poussée urticarienne à larges placards localisés à la face et aux membres. L’effacement complet de l’éruption fut obtenu en 35 minutes par l’ingestion de 4 dragées d’antergan (2339 RP).
Mais il y a des cas résistants. DECOURT signale même un cas déclenché par le médicament, comme équivalent d’ailleurs d’un asthme amélioré par le 2339 RP.
L'æœdème de QUINCKE semble le plus souvent amélioré (PERRAULT 1943). Nous pourrons rapprocher de ces cas l'observation suivante publiée par PARROT en 1942. Femme de 43 ans, atteinte depuis plusieurs mois . de douleurs ‘articulaires au niveau de la nuque et des hanches chez laquelle l’impotence fonctionnelle était presque absolue. Les radiographies montraient l’intégrité des articulations. Des poussées d’urticaire étaient, d'autre part, facilement provoquées par le froid, le contact de l’eau. Elles apparaissaient parfois spontanément à la faveur d’une recrudescence fébrile des arthralgies. Dès le deuxième jour de traitement par le 2339 RP, les douleurs disparaissaient complètement, l'intégrité fonctionnelle des hanches était aussitôt récupérée. Le résultat se maïintenait depuis 3 mois au moment de la publication de l’observation.
c) Asthme et équivalents : dans l’asthme sec, CÉLICE, PERRAULT et DUREL (1942) ont eu de bons résultats avec le 2339 RP per os.
Les crises, atténuées, s’espacent ou même cessent complètement et ne se reproduisent plus. Dans le rhume des foins, les éternuements, la rhinorrhée sont arrêtés. Il y a parfois cependant des échecs, dûs souvent à une intolérance au médicament, les asthmatiques étant des malades fragiles. En cas d'asthme humide, l’amélioration est beaucoup moins nette.
DecourT (1942) a tenté d’utiliser l'injection intraveineuse de 2339 RP dans 4 cas d'asthme. Il utilise une solution à 2,5 % en ampoules de 2 cc: En pleine crise d'asthme, il injecte 1 ou parfois 2 ampoules, soit 5 à 10 cer. du produit. Il a pratiqué 15 injections ét n’a observé aucun effet fâcheux. L’injection doit être faite lentement (au moins une minute). DECOURT rapporte l’observation d’une jeune fille de 21 ans, en état de crise d'asthme intense depuis 4 jours et qu’ aucune thérapeutique (éphédrine, atropine, papavérine, ‘morphine, gardénal sodique, évatmine, saignée) n’améliorait. Seule, la spasmalgine donnait un léger soulagement. Dans ce cas, la bradypnée était très marquée : 8 respirations à la minute, avec grands efforts inspiratoires et expiration prolongée. Le pouls battait à 114, la malade était cyanosée, un bruit de tempête était perçu dans toute la poitrine. L’injection intraveineuse lente de 5 cer. de 2339 RP fit, en une minute, disparaître la dyspnée, 7 minutes après l’injection, le rythme respiratoire était normal, avec 18 mouvements par minute, le pouls à 75, le visage rose; l’angoisse avait disparu; le décubitus dorsal était possible. L'amélioration se maintint pendant 6 jours. Puis une nouvelle crise s'installa et devint rapidement aussi intense que la première. Une injection intraveineuse de 2339 RP amena alors un arrêt rapide et complet. La sédation dura quelques heures. Le jour suivant, une nouvelle injection fit céder tous les troubles pendant quelques heures, puis la crise d'asthme se reproduisit en même temps qu’apparaissait une urticaire.
Dans trois ire: cas de crise d'asthme‘ typique et très intense, l'injection intraveineuse de 2339 RP pratiquée à plusieurs reprises a amené une modification subjective nette, sans amélioration objective appréciable. En tout cas, cette amélioration n’a pas dépassé une demi-heure à une heure.
Par contre, le 2339 RP administré per os, en prises
fractionnées de 9 comprimés à 0 gr. 10 par exemple, en un jour, a fait cesser complètement et définitivement
la crise d'asthme, dans un cas où l'injection intravei- : neuse était restée sans effet. |
DECOURT conclut de ses observations que l’administration intraveineuse doit être complétée par l’ingestion per os, qui, seule, permet j’imprégnation durable de l’organisme. :
« L'action préventive est très supérieure à l’action curative » (DECOURT)-
L'inconstance des résultats thérapeutiques dans l’asthme s'explique par le fait que ce syndrome n'est pas toujours histaminique. Les formes liées à l’action des esters de la choline ne sont évidemment pas sen-
sibles à la médication antihistaminique et relèvent de
l’atropine. | GATÉ, THIERS, CUILLERET et PELLERAT (1942) ont
guéri 4 cas de rhume des foins sur 8 cas traités avee le 2339 RP.
Dans l'asthme infantile, les résultats sont incomplets, insuffisants, assez peu encourageants en général, car des signes d’intolérance apparaissent rapidement. On peut cependant obtenir une légère atténuation des signes d’intolérance par l’ingestion simultanée de sucre suivant la technique préconisée par DECOURT.
HUREZ (1943) a traité par le 2339 RP, 39 enfants. Il a observé plusieurs échecs dans l’asthme et 2 bons résultats : un chez un enfant de 7 ans, l’autre chez un nourrisson de 8 mois qui reçu à 6 reprises une injection sous-cutanée de la solution à 2,5 %. Au sujet du traitement des équivalents de l’asthme DECOURT fait observer les faits suivants : À
— les équivalents réagissent de la même facon que l'asthme lui-même. Il y a des différences d’action d’un sujet à l’autre, et parfois d’un jour à l’autre chez le