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même malade; une différence nette entre l’action préventive et l’action curative sur la crise,
— Ja dose minima active paraît d'autant plus faible que l'affection est plus strictement de nature allergique.
— La durée d’action n'excède pas 2 à 4 heures.
—— Dans le rhume des foins, les antihistaminiques ne provoquent pas, en arrêtant l'écoulement nasal, un ædème sous-muquéux du cavum comme en produisent les sympathomimétiques.
d) Prurits et dermatoses diverses : HUREZ (1943) a obtenu sur 11 cas de prurigo traités par le 2339 RP 9 améliorations dont 2 avec de très petites doses du médicament.
LEFRANC et ORTEGA (1943) ont considérablement amélioré un prurit sénile rebelle par l’administration de 0 gr. 80 de 2339 RP par jour.
à L’école lyonnaise a largement utilisé les antihistami-
niques de synthèse en dermatologie. GATÉ, GUILLERET et PELLERAT retiennent comme grandes indications de ces corps, en dehors de certaines urticaires (alimentation en particulier) et de l'æœdème de QUINCKE : le prurigo infantile, les dermatites prurigineuses. Ils insistent sur l’action antiprurigineuse remarquable du 2339 RP d’où son indication dans les eczémas aigus, subaigus ou chroniques, les prurits essentiels localisés ou généralisés (névrodermites diffuses, prurits post-parasitaires), le prurit de la maladie de DüHRING-BROCQ, du lichen plan, le zona à la phase de début ou d'état. HUREZ, par contre, a noté chez l'enfant dans l’ec-
zéma, 4 échecs et une seule fois l’atténuation du prunite
e) Chocs d'origines diverses : certains états de choc consécutifs à un traumatisme, à une brûlure étendue, à une intervention chirurgicale pourraient peut-être
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bénéficier de la thérapeutique antihistaminique. Les essais sont trop peu nombreux encore pour permettre de porter un jugement.
Il en est de même du syndrome malin au cours des maladies ‘infectieuses.
f) Rhumatismes : ceux qui semblent justiciables des antihistaminiques sont ceux à la base desquels peut être notée une origine anaphylactique possible.
g) Certaines affections digestives : nous citerons en particulier les travaux de PARROT, DEBRAY et RICHET (1943) -qui ont constaté que l’histaminémie peut atteindre au moment des poussées douloureuses des affections ulcératives du tube digestif des valeurs vingt fois supérieures à la normale. Le 2339 RP leur a permis de faire disparaître rapidement les signes fonctionnels de la - poussée ulcéreuse. | | . De même FORESTIER (1942) a fait céder les crises douloureuses des hyperchlorhydriques en peu de temps et pour plusieurs semaines avec le 2339 RP.
DECOURT (1943) a obtenu par le traitement prolongé au moyen du 2325 RP et du 2339 RP de nettes améliorations dans la cholécystite chronique.
h) Psychoses : dernièrement, DAUMÉZON et CASSAN se basant sur la fréquente intrication de la psychose maniaco-dépressive avec un syndrome de sensibilisation anaphylactique, sur l’utilisation déjà tenté antérieurement des thérapeutiques désensibilisantes ont essayé le 2339 RP dans diverses manifestations de la psychose périodique. Ils ont obtenu des résultats intéressants, surtout si le traitement est appliqué dès l'extrême début et dans des formes à « fort potentiel récidivant ». Sans s'opposer à l’électro-choc, la thérapeutique antihistaminique peut avoir d’utiles indications. Comme le notent DAUMÉJON et COassaN, l’électro-choc, s’il réduit le plus .
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souvent considérablement la durée des états maniaques, en multiplie, par contre, les récidives. Le 2339 RP peut alors intervenir utilement. |
Plusieurs observations montrent l'utilité du traitement. Il ne s’agit encore que d'essais limités, mais qui peuvent ouvrir la voie à une application plus large dans le domaine de la psychiatrie. à
I. — INDICATIONS DIVERSES : MINEY, WARENBOURG et GRAUX ont vu dans 3 cas de sclérose pulmonaire, l’expectoration presque supprimée par le 2339 RP. On a proposé encore l’utilisation du 2339 RP dans d'assez nombreuses affections; engelures, œdèmes angio-neurotiques (FORESTIER et AUBLANC), embolie cérébrale, infarctus pulmonaires, œdème aigu du poumon, insuffisances cardiaques aiguës, dysménorrhées.
L'avenir montrera la valeur de la thérapeutique antihistaminique contre ces syndromes qui peuvent avoir comme lien commun au point de vue étiologique et pathogénique l'intervention d’un mécanisme histaminique.