‹ Les médicaments chez les enfantsChapitre 151 sur 385 · EUPHORBE · texte numérisé non relu

EUPHORBE

Le genre Êuphorbia (Euphorhiacées) a fourni des plantes médicinales, émétiques ou purgatives. Le suc laiteux qui s’écoule des euphorbes est irritant comme l’huile de croton, le thapsia ou la cantharide. On a employé surtout l’huile d’épurge [Euphorbia latyris).

Le suc lactescent a été utilisé contre les verrues, et en badigeonnages contre la teigne.

Les semences servent de purgatif (a ou 6 broyées dans du miel). Comme purgatif, l’huile d’épurge sera donnée aux enfants à la dose de III à Y gouttes (elle est trente fois plus active que l’huile de ricin). On peut l’administrer en émulsion avec un jaune d’œuf et l’eau distillée de menthe (Fonssagrives). En lavement (1 demi-gramme p. 250 de décoction de mercuriale) elle agit également bien.

On l’a essayée encore contre le ténia, l’ictère, l’albuminurie.

EUQUININE

L’euquinine est l’étber éthylcarbonique de la quinine. Elle se présente sous forme d’aiguilles fines, blanches, solubles dans l’alcool, l’éther, le chloroforme, peu solubles dans l’eau. Le chlorhydrate d’euquinine est, par contre, très soluble.

Le peu de saveur de ce médicament le rend utile en médecine infantile. 11 a la même action que les autres sels de quinine, si difficiles à employer à cause de leur amertune. On le prescrira donc dans la fièvre paludéenne, dans la grippe et les maladies infectieuses en général. La dose est, comme pour la quinine, de dO centigrammes par jour et par année d’àge.

EXALGIiNE.

EUROPHÈNE

L’europliène estime poudre jaune grisâtre, analogue à Faristol, obtenue par l’action de l’iode sur risobulylorthocrésol. C’est un médicament très peu toxique, qui peut remplacer l’iodoforme et l’aristol dans le pansement des plaies, des brûlures, etc. Je l’ai employé avec succès dans un cas de brûlure grave, mêlé à de l’acide borique (parties égales). 11 ne faut pas l'associer avec l’amidon, à cause du dégagement d’iode qui se produit.

EXALGINE

L’exalgine, métliylacétanilide, est un corps dérivé de labenzine, peu soluble dans l’eau froide, assez soluble dans l’eau chaude, très soluble dans l’eau alcoolisée. C’est un analgésique comme l’antipyrine, mais beaucoup plus toxique que ce dernier corps. Il faut le prescrire à doses très modérées, o à 10 centigrammes, en paquet ou cachet.

On peut aussi formuler une potion avec 10 grammes de cognac ou de rhum de façon à rendre le médicament soluble. En cas de doses exagérées, on peut craindre la cyanose, le refroidissement périphérique, le col lapsus cardiaque.

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