GOUDRON
Le goudron s’obtient par la distillation des matières combustibles (bois, houilles, etc.). On distingue le goudron de houille ou coaltar et \q goudron de bois ou goudron végétal. Le goudron de houille n’est pas employé pour l’usage interne; il a été préconisé par le D'' Deltliil pour combattre la diphtérie, le croup. On fait brûler, dans la pièce occupée par le malade, parties égales de
goudron et iS! essence de térébenthine-, il se dégage une fumée épaisse qui pénètre dans le larynx et les bronches.
Le goudron végétal utilisé en médecine provient de la distillation des pins; c’est une substance demi-liquide, brune ou noirâtre, d’odeur forte, de saveur âcre, insoluble dans l’eau. L’eau, placée dans un récipient contenant du goudron, lui enlève certains produits, devient jaune clair et prend la saveur et l’odeur du goudron, avec une réaction acide. Telle est Veau de goudron. Le goudron de genévrier donne V huile de cade', le goudron de hêtre, la créosote.
On emploie le goudron sous forme à'eau, de sirop, pilules, capsules, pommade, glycérolé, emplâtre.
Le goudron est un balsamique qui agit sur les voies respiratoires et les voies urinaires, comme la térébenthine, la créosote et les produits similaires. La pommade au goudron, à 1 p. 10, peut s’employer contre le psoriasis, l’herpès circiné. Hardy, contre les furoncles, faisait prendre à l’intérieur l’eau de goudron.