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GUIMAUVE

La guimauve, Allhœa officinalis (Malvacées), est employée dans toutes ses parties : feuilles, fleurs et surtout racines. Toutes ces parties sont mucilagineuses et émollientes; on les a toujours employées comme tisanes adoucissantes ou comme topiques émollients.

l*rise à l’intérieur, l’infusion ou la décoction de guimauve agit

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comme la gomme, en lubréfiant la muqueuse, en lui faisant un vernis protecteur.

La guimauve, renfermant des sels de potasse et de l’asparagine, est diurétique comme la graine de lin. La décoction de guimauve sert à faire des lavements, des cataplasmes (farines de lin, fécule). La racine de guimauve a servi de hochet aux enfants qui font des dents.

Modes de ‘préparation. — Tisane de fleurs : infusion de 5 à 6 grammes p. 500 grammes. 2° Tisane de racines : infusion de 10 grammes p. 500. 3® Décoction de racine pour usage externe ; 30 grammes p. 1 000. 4® Poudre de guimauve excipient des pilules. 5® Sirop de guimauve ; racines 50 grammes, eau 300, sirop de sucre 1 500. 6® Tablettes de guimauve faites avec la racine pulvérisée 100 grammes, la gomme adragante 50 grammes, le sucre 1 000 grammes. 7® La pâte de guimauve est faite avec la gomme.

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La gymnastique athlétique, celle qui consiste à faire des tours de force, à développer certains muscles aux dépens des autres, n’a rien de médical. Elle peut même avoir de graves inconvénients, par les déformations physiques auxquelles elle expose, par l’arrêt de croissance qu’elle peut causer, par le surmenage du cœur et des poumons qu’elle provoque, par les troubles de la digestion qu’elle peut entraîner, sans parler des accidents et traumatismes.

A.U contraire les jeux de plein air, les exercices physiques qui portent sur l’ensemble du corps, la marche, la course, la natation, l’équitation, le cyclisme, favorisent le développement harmoniqiie du corps, quand ils ne sont pas poussés Jusqu’à l’abus, quand ils sont proportionnés à l’âge et aux forces de chacun. Le D' Lagrange a bien montré la supériorité des exercices naturels sur la gymnastique athlétique en usage dans les maisons d’éducation, sur les exercices artificiels. Ces exercices artificiels de l’ancienne gymnastique localisent le travail au lieu de le généraliser., de le répartir sur tous les muscles. Le jeu au contraire est un exercice naturel : « Les jeux, dit Lagrange, constituent la forme de gymnastique la mieux appropriée aux indications de la vie scolaire. Ils sont adaptés aux aptitudes physiques de l’enfant

aussi bien qu’à ses besoins moraux. Us sont à la fois hygiéniques et récréatifs. » Et plus loin il ajoute que la gymnastique par les jeux, qui est la forme la plus naturelle de l’exercice, est au point de vue hygiénique la plus favorable au développement régulier du jeune enfant.

A côté de la gymnastique hygiénique, il faut placer la gymnastique curative et orthopédique, à laquelle Ling et les Suédois ont donné un si beau développement.

Pour développer la poitrine, accroître l’expansion pulmonaire, J augmenter la force des muscles thoraciques, rien ne vaut les ’ exercices d’assouplissement, les mouvements cadencés des bras en | haut, en avant, en arrière, en dehors, etc. La course, l’escrime, le cyclisme, etc., peuvent concourir au même but. Dans les attitudes vicieuses que prennent les jeunes garçons ou les jeunes j filles, à l’époque de la puberté, la gymnastique méthodique peut suffire au redressement. Quelquefois même ce redressement ' s’obtient sans exercice spécial des muscles en cause, par la simple mise en jeu de tous les muscles. « Une jeune fille, dit Lagrange, a le dos voûté par faiblesse des muscles du dos. Faites la courir au grand air, et bientôt vous verrez sa colonne vertébrale se redresser. « Dans ce cas tous les muscles de l’organisme ont bénéficié d’un surcroît d’oxygène, d’un surcroît de respiration par l’exercice.

Les jeux d’équilibre, porter sur la tête un vase, un fardeau, , en marchant, peuvent aussi quelquefois redresser une colonne j vertébrale qui commence à s’infléchir, des épaules dissymé- i triques, etc.

Les mouvements cadencés au commandement ont pu quelquefois améliorer et guérir des chorées qui avaient résisté aux agents pharmaceutiques.

La gymnastique convient également aux maladies par ralentissement de la nutrition, à l’ohésité, à l’uricémie, à l’arthritisme.

Mais ses applications locales et orthopédiques sont plus frappantes.

M. le D" Lagrange a bien montré dans son livre sur la Médication par l'exercice (Paris, 1894) les bons effets de la gymnastique suédoise sur les déviations de la taille. Ces déviations de la taille dépendent elles-mêmes des déviations de la colonne vertébrale (cyphose, scoliose, lardose). Les vertèbres sont passives dans ces

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déformations, ce sont les muscles vertébraux qui sont les régulateurs de raltitude, et le concours des muscles est indispensable pour maintenir les vertèbres dans leur position normale respective. Les troubles musculaires jouent toujours un grand rôle dans les déviations de la taille. Pour M. Lagrange, la scoliose^ la plus fréquente des déviations vertébrales, a une origine musculaire. Et cela étant, on voit le parti qu’on peut tirer de la gymnastique suédoise dans le traitement de cette difTormité. L’orthopédie peut être faite dans la famille (Lagrange). Comme préventifs, on recommandera les jeux de plein air, la course, la gymnastique. L’enfant étant en imminence de déviation, on lui fera varier ses attitudes, on stimulera son attention musculaire {gymnastique du maintien).

L'enfant se place contre une toise et s’efforce de se grandir sans que les talons quittent le sol, il étend ainsi sa colonne vertébrale et allonge sa taille. Avec la ceinture norvégienne du D’’ Tydmann, large bande de cuir munie de deux sangles à son bord supérieur, l’enfant peut se redresser lui-même. Le corps de la ceinture s’applique autour du bassin, entre la crête iliaque et l’ischion, tandis que les sangles qui partent obliquement de la partie postérieure viennent passer au-dessus des crêtes iliaques, puis s’entre-croisent sur la région hypogastrique pour aller se boucler sur le devant de la ceinture. L’appareil étant ainsi solidement fixé, l’enfant prend dans ses mains deux pendeloques en toile bourrées de crins, qui sont attachées au bord inférieur de l’appareil, et il fait en même temps un effort d’extension des bras tout en levant la tête et cherchant à se grandir.

A Christiania, le D'' Tydmann a obtenu par ce procédé de très beaux succès. A Stockholm, le D' Wide applique la méthode à une 'S’ingtaine d’enfants à la fois rangés en peloton et marchant au commandement. Avec ce procédé qui augmente la force des muscles rachidiens, on peut guérir les cyphoses et scolioses de moyenne intensité. On peut aussi faire l’éducation des muscles à l’aide des exercices d’équilihre : marche sur le bord d’une planche mise de champ, marche et course sur la pointe des pieds, port de fardeaux légers sur la tête, tours de jongleurs (jeu de balles, bâton tenu verticalement sur le bout du doigt, etc.).

La cyphose (dos rond) peut dépendre d’un défaut des muscles extenseurs (cyphose par relâchement), d’un excès d’action des

muscles lléchisseiirs (cyphose par rétraclion). Les effoiTs de I' grandissement, la ceinture norvégienne peuvent la guérir.

Si elle est plus accentuée, s’il y a raideur des ligaments et v usure des vertèbres, on emploiera les exercices actifs de la gym- 'J nastique suédoise : extension forcée du tronc en arrière dans la ^ station debout; extension forcée à l’aide de l’espalier, ou avec ( résistance en arrière, ou avec résistance en avant; extension i forcée, le corps étant étendu borizontalement et portant à faux i sur une banquette. On peut aussi employer les exercices passifs | (suspension). î

On traite encore la cyphose (gymnastique française) par l’échelle ' orthopédique : planche obliquement dressée et le long de , laquelle l’enfant, couché sur le dos, se déplace de haut en bas et ' de bas en haut à l’aide d’échelons latéraux.

La scoliose confirmée se traite par des moyens généraux et par des moyens spéciaux. iLes moyens généraux consistent à mobiliser les articulations dans tous les sens par la gymnastique sué- • doise. Les moyens spéciaux sont de deux ordres : 1“ Procédés d’exercice actif', la déformation est corrigée à l’aide d’un mouvement qui tend à la faire disparaître [correctif) ou qui produit une déformation inverse [sur correctif). Soit une scoliose à concavité . droite, en arc; le malade s’assied sur le coin d’un tabouret, la hanche droite débordant le siège en dehors, puis il étend fortement la jambe et la cuisse de ce côté en portant le membre supérieur dans l’extension et l’élévation forcées, le corps étant penché en avant et un peu à gaucbe, de sorte que les deux membres de ce côté droit soient dans le même axe ; cette attitude sera gardée le plus longtemps possible (deux à trois minutes), et on la répétera plusieurs fois de suite après des temps de repos. Cette altitude tend à ouvrir l’arc fermé par la scoliose, en ti éloignant ses deux extrémités. Si la scoliose est en S, pour qu’elle soit redressée, il faut que ses extrémités subissent la traction corrective, l’une de droite à gauche, l’autre de gauche à droite (traction diagonale). Le sujet étant assis sur le coin antérieur droit du tabouret, il étendra le membre inférieur gauche en arrière et le supérieur droit en haut. 9

Dans un autre mouvement, le sujet prend une altitude scolio- 9 tique inverse de celle qu’on veut corriger {inouoement surcorrectif . a

2° Le redressement passif se fait soit par traction dans le sens du 9

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redressement à opérer, soit par /jressmn perpendiculairement à ce sens. La traction s'obtient par la suspension qui tend à elFacer les courbures par la pesanteur. La pression s’applique soit sur la partie convexe pour enfoncer la courbure vertébrale, soit sur les extrémités de l’arc pour l’ouvrir. Un appareil Zander réalise une suspension oblique avec pression latérale. Un autre permet à l’enfant de faire la compression lui-même en appuyant fortement la convexité de sa scoliose contre un coussin résistant.

En outre l’obliquité du siège sur lequel il repose tend à relever le bassin et à fléchir la colonne lombaire en sens inverse de la déviation (mouvement correctif), pendant que son bras gauche bien relevé porte en haut l’épaule et tend à ouvrir l’arc formé par la colonne dorsale.

Mécanothéhapie. — Les mouvements actifs et passifs, môme le massage, peuvent être réalisés par des machines. Ling, il y a quatre-vingts ans, en créant la gymnastique suédoise, n’avait pas songé à faire intervenir les appareils compliqués que noiis voyons aujourd’hui. 11 se servait de procédés manuels. C’est à Zander qu’on doit l’emploi des moyens mécaniques dans la gymnastique suédoise. Rappelons que cette gymnastique vise essentiellement à localiser le mouvement et à le doser en le fractionnant ; c’est une gymnastique analytique que la mécanothérapie met bien en relief. Grâce à elle, on décompose le corps en autant de segments qu’il y a d’articles, et on peut exercer isolément chaque article et chaque groupe musculaire (Lagrange). Ce fractionnement rend la gymnastique suédoise applicable aux malades, aux impotents, aux cardiaques, aux débilités, à tous ceux auxquels leur état de santé interdit les jeux et les exercices.

Dans la gymnastique suédoise primitive, manuelle, on se sert d’un assistant pour exécuter les mouvements actifs^ passifs, le massage, etc. Zander remplace la main de l’aide par des machines bien réglées, mues par l’électricité, le gaz, la vapeur (appareils à mouvements passifs, à massage mécanique), ou par le malade lui-même (mouvements actifs).

Ces machines sont très nombreuses (80 environ) et la liste n’en est sans doute pas close. Voici ce qu’en dit le D'' Lagrange ;

Les machines à mouvements passifs représentent soit des sièges, soit des poignées, soit des pédales, disposés de manière â ee que les ])arties du corps à mobiliser puissent se lixer par des

LKS MEDICAMI'.M’S CHEZ lÆS ENFANTS.

attaches à la pièce de l’appareil qui leur comuiunique le mouvement. Les unes provoquent des mouvements locaux et partiels, d’autres peuvent communiquer un déplacement passif à la totalité du corps. TJne des plus intéressantes de ces machines est l’appareil h. respiration j)assive, à l’aide de laquelle le patient est pris sous les aisselles par deux croissants rembourrés qui lui relèvent tes moignons des épaules et tes portent en arrière, pendant qu’un petit coussin de crin repousse d’arrière en avant la colonne verté- ‘ braie et les côtes. Cet appareil provoque avec une grande puis- < sance, en élevant au maximum les parois de la poitrine, le ■ phénomène de l’ aspiration thoracique si utile aux malades atteints * de congestions passives du poumon par ralentissement de la petite j circulation , comme il arrive dans beaucoup d’affections cardiaques.

Le massage est obtenu au moyen de petits marteaux élastiques j (tapotement), de courroies munies de reliefs (frictions) ou bien de pelotes et de roues qui tournent (effleurage et pétrissage), de ’ pièces diverses, animées d’un mouvement très rapide de vibration (massage vibratoire).

Tous les appareils à mouvements passifs sont munis d’un dispositif qui permet d’en graduer les effets. Ce dispositif consiste en général en une tige portant des divisions numérotées et sur ; laquelle vient se brancher le pivot qui est le centre du mouve- ^ ment. Le rayon du déplacement est rendu plus ou moins grand ^ suivant le numéro auquel on opère le branchement. Et il est aisé de comprendre que les effets produits seront doux ou ^ intenses, suivant qu’on diminuera ou qu’on augmentera le rayon du déplacement, c’est-à-dire l’amplitude du mouvement. -

Les appareils à mouoements actifs sont plus nombreux encore que les appareils à mouvements passifs. 11 y en a un pour chaque ^ articulation et pour chaque groupe musculaire. Le principe de ces appareils repose sur l’emploi de leviers gradués le long desquels un contrepoids mobile peut se fixer à diverses distances. La position qu’on donne au poids règle la longueur des leviers et, par conséquent, mesure la résistance que le contrepoids doit opposer aux muscles qui l’actionnent. Chaque appareil a une forme différente qui s’adapte aux différentes formes de mouvements prescrits. Le malade est tantôt debout, tantôt assis, tantôt couché. L’application de la force qu’il développe se fait, suivant les cas, à l’aide d’une pédale, d’une poignée, d’un dossier, d’une

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sangle, etc. Les muscles qui ne doivent pas participer au travail sont mis dans l’impossibilité d’agir tantôt par la position même qu’on donne au corps, tantôt par un système d’attaches. Enfin, la direction et la forme du mouvement sont assurées par la forme même du levier qui est rigide et ne peut se mouvoir que dans un sens unique.

On voit que, grâce à ces dispositions, qui sont les mêmes dans tous les appareils, le médecin est absolument maître du mouvement exécuté par son malade. Il est sûr d’exercer les muscles voulus à l’exclusion des autres et sûr de leur donner la dose d’exercice qui lui semble indiquée sans aller au delà ni rester en deçà.

Pour compléter l’énumération des appareils de Zander, il fant ajouter aux machines ponr monvements actifs, mouvements passifs et massage, toute une série d’autres appareils qui ne visent pas à provoquer à proprement parler des mouvements, mais des attitudes. Ce sont les appareils d’orthopédie pour le redressement des déviations.

Ils sont peut-être plus connus que les autres machines de Zander, au moins quant à leur destination, qui est de placer et de maintenir le corps, pendant un temps assez long, dans une position telle que la pesanteur agisse sur la colonne vertébrale dans une direction qui en corrige la déviation. Ce sont des banquettes horizontales, des appareils à suspension verticale et à suspension oblique, avec adjonction de coussins rembourrés de crin dont la pression concourt à la correction et au redressement des courbures.

La mécanothérapie est la gymnastique des faibles et des malades. Elle convient aux sujets de vie sédentaire qui n’ont pas le temps, l’occasion ou la force de s’adonner aux exercices pour prévenir les conséquences de l’immobilité. On l’emploie aussi chez les sujets de constitution affaiblie., chez les convalescents^ chez tous ceux, en un mot, qui ont besoin de refaire leurs forces par l’exercice et pour lesquels les formes ordinaires de la gymnastique seraient trop fatigantes ou trop difficiles.

Chez tous ces sujets, la mécanothérapie est utilisée comme agent hygiéyiirjue^ pour fortifier la santé et prévenir les maladies.

On l’emploie, en outre, comme agent curatif dans certaines maladies confirmées, qui sont :

1° Les maladies de la nutrition, obésité, (joulte et cjravelle, diabète, et les maladies des organes digestifs, comme dyspepsie, constipation habitueUe et diarrhée chronique, congestions passives du foie ;

2“ Les maladies du cœur et des vaisseaux (dans ces maladies la ' mécanothérapie a donné de merveilleux résultats en Suède et ^ en Allemagne où elle est très employée);

3° Les maladies de l’appareil respiratoire : emphysème pulmonaire, bronchites chroniques, pleurésies chroniques avec adhérences, congestions passives du poumon, toutes les formes de Vasthme et de V oppression;

4“ Certaines maladies des femmes, telles que la métrite chro- ' nique, \ aménorrhée et la dysménorrhée ;

d° Les maladies du système nerveux : neurasthénie, chorée, paralysie agitante, ataxie locomotrice, paralysie infantile ;

6“ Les affections chroniques des articulations et des muscles, ) raideurs et ankylosés, engorgements rhumatismaux goutteux; ■ suites de fractures et de luxations; paralysies et contractures mus- \ culaires; déviations de la taille et des membres, qui sont si souvent les conséquences de la croissance et de la vie scolaire.

HAMAMELIS VIRGINICA

C’est un arbuste, qui croît dans l’Amérique du Nord, et dont i| le fruit, analogue à la noisette, les feuilles, l’écorce, contiennent

II une substance hémostatique. On l’a employé dans les hémoptyi sies, métrorragies et surtout hémorroïdes. Pour ce qui est des J varices des membres inférieurs, les avis sont partagés.

En Amérique, on se sert de l’extrait fluide préparé avec les feuilles, l’écorce, ou de la décoction (30 grammes p. 500 : un / verre par jour). L’extrait fluide ou la teinture se prescrivent à la I dose de X gouttes toutes les deux heures.

HÉLÉNINE (Voy. AUNÉE)

HÉLIANTHUS ANNUUS

Cette plante (famille des Synanthérées), a été employée par Moncorvo dans le traitement du paludisme chez les enfants. On prescrit la teinture <à 1 p. 5 préparée avec les fleurs et l’écorce,

^ à la dose de X, *XV, XX gouttes, trois ou quatre fois par jour.

HELLÉBORE

L’hellébore, famille des llenonculacées, contient dans ses rhizomes un principe amer et acre, irritant, utilisé de toute antiquité en médecine. Les anciens en faisaient un remède de la folie. Il faut distinguer de l’hellébore les plantes appartenant à la famille des Colchicacées qui fournissent la vératrine {Veratrum album et nirjrum). Tandis que les vératres ralentissent le pouls et la respiration, les hellébores accélèrent l’un et l’autre; les vératres amènent la paralysie, la flaccidité musculaire, les hellébores

produisent de l’excitation motrice et sensitive, des convulsions; les premiers laissent l’intelligence intacte, les seconds l’abolissent ; le contraste est frappant. Les hellébores dos Colcbicacées sont des éméto-calliartiques et des contro-stimulants ; les hellébores des Uenonculacées sont des excil ants, des convulsivants (Pécholier).

11 faut donc se délier de ces derniers trop souvent confondus avec les précédents et ne les prescrire que pour l’usago externe :

Poudre d’hellébore noir 10 grammes.

Axouge 50 —

M. S. A. Faire des ouctious sur l’eczéma chronique.

IIellébohéixe et IIellédouiise. — Principes actifs retirés des rhizomes de la plante ; emploi dangereux.

HÉTOL

L’Ilétol est un composé d’acide cinnamique et de sodium (cinnamate de sodium). Il aurait la propriété de créer autour des foyers tuberculeux des zones de sclérose qui arrêteraient l’évolution du processus. C’est du moins ce que prétend le D’’ Landerer (de Stuttgart). Ce nouveau médicament se présente sous forme d’une poudre blanche, cristalline, soluble dans 20 parties d’eau chaude. Landerer s’est servi de solutions neutres titrant de 1 à o p. 100. Au lieu de solutions, on peut employer une émulsion.

Acide cinnamique pnlvérisé 5 grammes.

Huile d’amandes douces 10 —

Jaune d’œuf N“ 1

Solution de sel marin à 7 p. lüüO Q. s.

Chez l’adulte on fait des injections intra-veineuses (veine médiane céphalique). Chez l’enfant, on fait des injections intramusculaires (région fessière). Avec une solution à 1 p. 100, on injectera d’abord une division de la seringue de Pravaz tous les deux ou trois jours en augmentant graduellement jusqu’à 1 centimètre cube (1 centigramme d’hétol). S’il y a une réaction thermique, c’est que la dose aura été trop forte. D’après Landerer, le plupart des tuberculeux guériraient ou seraient très améliorés par cette méthode.

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