KOLA
La noix de kola est une graine provenant du Sterculia acuminota, plante de l’Afrique tropicale. D’après Heckel et Schlagdenhauffen, cette graine contiendrait de la caféine, de la théobromine, du tannin, du rouge de kola. La proportion de caféine serait de 2 1/2 p. 100. Aussi ne doit-on pas s’étonner que la kola jouisse de propriétés diurétiques et toniques du cœur. C’est un aliment d’épargne qui, à l’état frais, permet aux nègres de faire de longues marches sans fatigue.
Avec la noix de kola, on prépare une teinture (X à XX gouttes par jour et par année d’âge), un vin de kola (50 grammes de teinture par litre : une cuillerée à café après chaque repas), un extrait hydro-alcoolique (2 à 5 centigrammes par jour et par année d’âge), un extrait fluide (mêmes doses).
On peut granuler l’extrait de kola et le prescrire alors par grammes, par cuillerées à café.
Iluchard a préconisé un vin composé pour les maladies cardiaques non compensées :
Teinture de kola,
— de coca
— scille...
— digitale.
Sirop de cerises.
Vin de Lunel
40 grammes.
En prendre deux à trois cuillerées à café par jour suivant l'âge.
KOUSSO (Voy. COUSSO)
LACTOSE
Le sucre de lait ou lactose joue un rôle important dans l’alimentation des malades soumis au régime lacté. Il a des qualités diurétiques incontestables, qui l’ont fait rechercher dans le traitement des cardiopathies compensées. On prescrit par exemple, chez un enfant qui n’aime pas le lait ou qui ne peut en digérer une quantité suffisante, une tisane à ,o0 grammes de lactose par litre ;
Sucre de lait 50 grammes.
Eau distillée de menthe 50 —
Eau pure Q. S. pour 1 litre.
Prendre par tasses dans la journée.
D’autre part 3Iarfan a proposé, pour le coupage du lait des nourrissons, une eau lactosée à 10 p. 100, qu’on introduit dans le llacon de lait avant la stérilisation, s’il s’agit de la méthode Soxhlet, ou qu’on stérilise préalablement s’il s’agit de l’allaitement artificiel avec le lait stérilisé industriel. Enfin, quand on prescrit des paquets de calomel, santonine, etc., on ajoute souvent la lactose (2.3 à .oO centigrammes par paquet) pour rendre le goût du mélange plus agréable.
LAIT
Le lait est à la fois un aliment et un médicament ; il joue, à ce double titre, un rôle considérable en médecine humaine. Aliment complet, incomparablement le meilleur pour les enfants du premier âge (nouveau-nés et nourrissons), il devient ensuite un appoint précieux dans le régime des entants sains ou malades. Donné en proportions convenables, à intervalles réguliers, le lait s’assimilemieux quetout autre aliment, laissant dans letubedigestif le minimum de résidus, s’opposant mieu.x que tout autre aux fermentations gastro-intestinales, favorisant la diurèse, etc. D’oii son rôle important dans le traitement des dyspepsies, des né-
phi'ites, des maladies du foie, des maladies infectieuses aiguës, de toutes les affections menaçant l’organisme d’un empoisonnement profond. Le lait favorise l’élimination des poisons exogènes ou endogènes. A ce titre, il conservera toujours une place importante en thérapeutique. Cependant je signalerai plus loin l’abus du lait et ses conséquences.
Composition des différents laits. — Parmi les laits qui peuvent servir à l’alimentation de l’enfant ou au traitement de ses maladies, il y en a quatre ou cinq qui nous intéressent spécialement et dont nous allons donner la composition chimique ;