PIN
Les pins (Conifères) fournissent plusieurs produits utilisés en médecine : goudron végétal, térébenthine (Voy. ces mots), écorce, bourgeons, bois, aiguilles, sève.
\d écorce du mélèze [Pinus larix) est astringente et contient beaucoup de tannin; on s’en sert en Angleterre comme expectorant, astringent et stimulant; on en fait une teinture qu’on administre en potion (1 à 2 grammes), en cas de bronchite, purpura, hémoptysie, épistaxis. Les bourgeons de pin, dits à tort bourgeons de sapin, sont fournis par le pin sylvestre; ils sont excitants, diurétiques, expectorants ; on les prescrit dans les bronchites, les cystites, les dermatoses, la scrofule, en infusion (10 à 15 grammes p. 500), en sirop (1 partie de bourgeons, 2 de sucre), à la dose de 20 à 30 grammes dans une potion, en extrait alcoolique ou aqueux (1 p. 6) à la dose de 1/2 à 1 gramme, en eau distillée comme excipient des potions.
Le bois de pin mugho est employé en combustion pour dégager des vapeurs balsamiques utilisées contre le rhumatisme, l’emphysème, la bronchite chronique (bains de vapeur térébenthinés).
Les aiguilles de pin servent à la fabrication de flanelles de santé, de décoctions antirhumatismales, d’essence, de sirop (toux et laryngites).
La sèveàQ pin maritime a été préconisée contre la phtisie; on en fait un sirop (1 centigramme par cuillerée).