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PYRÈTHRE

Le pyrèthre, Pyrelhrum Parthenium (Composées), a des propriétés locales irritantes.

Il est sternutatoire, sialagogue, stimulant des voies digestives.

On emploie la décoction de racines à 10 p. 100, la teinture éthérée vantée contre l’odontalgie, Yhuile de pyrèthre connue pour son action rubéfiante.

La poudre de pyrèthre, employée contre les poux, puces et punaises, ne vient pas du Pyrethrum Parthenium, mais du Chrysanthemum rigidum, plante très voisine du genre, il est vrai.

PYRIDINE

La pyridine est un alcaloïde retiré de l’huile animale de Dippel (distillation sèche des os). Liquide incolore, d’odeur pénétrante, formant des sels avec les acides.

Ce médicament a été recommandé par G. Sée dans l’asthme, en inhalations : 4 à o grammes dans une assiette.

De temps en temps le malade vient respirer au-dessus de cette assiette pendant quelques minutes.

QUASSIA

Le qiiassia amara est une plante de l’Amérique tropicale, remarquable par l’amertume de tous ses organes. Le bois, surtout employé, contient un principal amer nommé quassine (33 centigrammes par kilogramme). Ce principe est surtout abondant dans la racine. On emploie le quassia amara en tisane, par macération à froid (1 gramme pour 100). On le découpe en copeaux qu’on place dans une carafe pleine d’eau. On peut le prescrire en poudre, en extrait, en teinture à 1 p. 5, en vin, en lavement contre les oxyures (10 à IS grammes de décoction dans 30 à 60 grammes d’eau tiède). Le bois de simarouba contient aussi de la quassine et peut remplacer le quassia.

Quassine. — La quassine n’est pas un alcaloïde bien défini, quoiqu’on puisse l’obtenir cristallisée. Elle est amère, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool. Elle active la sécrétion des glandes salivaires, du foie, des reins, stimule l’appétit. On fait des granules dosés à 1 ou 2 milligrammes pour la quassine cristallisée (2 ào par jour). La quassine amorphe se prescrit à dose plus forte :

1° Quassine amorphe

Rhubarbe

Extrait de gentiane

Glycérine avec excipient

Pour 1 pilule; n<> 15; en prendre 1 à 3 par jour.

( ââ 0 gr. 02

2® Quassine amorphe

Poudre de gentiane

Poudre de cannelle

Bicarbonate de soude

•• 1 aa Ogr. 05

Pour un cachet; n» 15; 1 à 3 par jour.

On commencera par les doses faibles et on ira progressivement sans dépasser 10 à 13 centigrammes par 24 heures.

QUEBRACHO

Le qucbracho,yl.9/)^(/o5;Jerma^^^e/0rrtc/^o(Apocynées), est employé dans l’Amérique du Sud comme fébril'iigc. C’est l’écorce qui est surtout active. Elle contient un principe actif, Vaspiclospcrmine^ qui jouirait de propriétés eupnéiques.

On donne la poudre d’écorce de quebraclio à la dose de 5 centigrammes par jour et par année d’àge, la teinture à t p. o à la dose de t à 2 grammes, l’extrait Iluide à la même dose que la poudre. L’aspidospermine se prescrit par la voie buccale (1 centigramme par année d’àge), ou par la voie sous-cutanée (mêmes doses).

QUILLAJA SAPONARIA

Le Quillaja ou bois de Panama renferme de la saponine. On s’en sert dans les affections du cuir chevelu, la séborrhée, les dermatoses prurigineuses, sous forme de décoction ou de teinture alcoolique. La saponine contenue dans le bois de Panama émulsionne facilement les baumes de tolu, copahu, le goudron, etc. La décoction de bois de Panama dissout les corps gras.

QUINQUINA ET QUININE

Quinquina. — Les quinquinas (famille des Rubiacées) se rencontrent dans plusieurs contrées de l’Amérique tropicale (Pérou, Bolivie, etc.) et aux Indes, où on a pu les acclimater. Le nom de quinquina [cinchona) a été donné à la plante en l’honneur de la comtesse d’El Cinchon, femme du vice-roi du Pérou, guérie de fièvres palustres, en 1038, grâce à l’écorce de quinquina.

Cette écorce pulvérisée fut introduite en Europe par les Jésuites [Poudre de la Comtesse^ Poudre des Jésuites). Louis XIV, guéri par un élixir à base de quinquina, acheta le secret de cette préparation à l’Anglais Talbot en 1679, et, à partir de ce moment, la fortune du quinquina fut faite. En 1820, Pelletier et Caventou découvrirent la quinine, qui permet de mesurer la valeur médicicinale des écorces.

QUINQUINA ET QUININE

11 existe trois A'ariétés principales : 1'’ le quinquina jaune ou calisaya, le plus riche en quinine (30 à 35 grammes de sulfate de quinine par kilogramme, 6 à 8 grammes de cinclionine) ; 2° le quinquina rouge [2^ à 23 grammes de sulfate de quinine, 10 à 12 grammes de sulfate de cinclionine) ; 3“ le quinquina gi'is^heBMcoup moins riche en alcaloïde.

Les substances incompatibles sont : les sels de fer, de zinc, d’argent, le sublimé, l’émétique. Les adjuvants sont l’alcool et les boissons acides, qui] favorisent la dissolution des principes actifs du quinquina.

La poudre de quiquina est difficilement utilisable en nature chez l’enfant, quelque soin qu’on prenne de l’enrober de miel, de confiture, etc. Elle peut servir pour l’usage externe, dans le pansement des plaies, si on l’associe avec l’iodoforme, le salol, le charbon, etc.

On peut se servir de V extrait^ du um, de la teinture^ du sirop de quinquina, pour l’usage interne.

\i' extrait mou, fait avec le quinquina gris, et '^extrait see, desséché à l’étuve, peuvent se donner dans une potion, chez les enfants un peu grands, à la dose de 1 à 4 grammes par jour.

extrait hydro-alcoolique , ou alcoolique, est plus actif. Pour masquer l’amertume de ces extraits, on les a granulés [quinium granulé).

Le sirop de quinquina se prépare de différentes façons, à l’eau ou au vin. Le sirop au vin, qui contient 20 centigrammes d’extrait pour 20 grammes, a pour formule :

Extrait (le quinquina jaune 10 grammes.

Vin lie Grenache ou Malaga 430 —

Sucre 5G0 —

La teinture ou alcoolé de quinquina est au cinquième (1 partie de quinquina pour 5 d’alcool à 60°).

Le vin de quinquina se prépare de différentes façons :

Pour un litre de vin, on emploiera 50 grammes de quinquina gris, 25 à 30 grammes de quinquina jaune ou rouge. Un réduit en poudre grossière, on fait macérer pendant vingt-quatre heures dans 60 ou 100 grammes d’alcool à 60°, et on ajoute un litre de vin rouge de Bordeaux ou de Bourgogne qu’on laisse en contact en agitant de temps ù autre pendant dix jours. On passe ensuite avec expression et on filtre.

Si l’on emploie un vin très alcoolisé (Grenache, Lunel, Madère, Xérès, Malaga), il est inutile d’ajouter l’alcool.

On peut faire du vin de quinquina plus simplement en mettant, dans un litre de vin généreux, 5 à 10 grammes d’extrait de quinquina préalablement dissous dans un peu d’alcool ou de teinture d’écorces d’oranges amères.

Le vin de quinquina composé du Codex a pour formule :

Quinquina calisnj-a 100 grammes.

Écorces d'oranges amères )

O r 1 fl

Fleurs de camomille )

Alcool à 80® 100 —

Vin blanc généreux 900 —

On fait macérer dans l’alcool et le vin, pendant dix jours, en agitant le quinquina concassé, l’écorce d’orange incisée, les fleurs de camomille ; on passe et on filtre.

Le vin de Séguin est ainsi composé :

Quinquina calisaya 100 grammes.

Écorce d’angusture vraie 10 —

Alcool à 00° 200 —

Vin blanc de Bourgogne acide 1000 —

Le vm de quinquina ferrugineux du nouveau Codex contient :

Sulfate de fer cristallisé 2 gr. 50

Acide citrique 2 grammes.

Eau chaude 10 —

Vin de quinquina gris au grenache 990 —

J’en passe.

En somme, toutes ces préparations de quinquina ont, à des degrés divers, une action analogue : elles agissent à titre d’amers, d’astringents, de toniques, et aussi d’antipyrétiques, quoique à un plus faible degré que la quinine.

Le quinquina jaune est plus amer qu’astringent, plus fébrifuge que ses congénères.

Le quinquina gris est à la fois amer et astringent, mais peu fébrifuge.

Le quinquina rouge a des propriétés mixtes.

Si le quinquina agit comme cordial et tonique, c’est à la condition d’ôtre toléré et do ne pas exercer d’action irritante sur les voies digestives ; il no convient qu’aux estomacs solides. Il est échauffant, provoque la constipation et parfois aussi des pesanteurs d’estomac, des gastralgies, dos A'omissements.

Comme antithermique, son action est faible. On verra que le

QUINQUINA ET QUININE

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champ de ses applications dans l’enfance est assez restreint.

Indications et contre-indications. — En général, il faut être sobre, chez les enfants, des préparations de quinquina, à cause de leur faible efficacité et de leur action irritante sur les voies digestives.

Dans la première enfance surtout, chez les nouveau-nés, chez les enfants à la mamelle, avant et même après le sevrage, il ne faut pas songer au quinquina.

Dans l’esprit du public, quinquina = fortifiant. Un enfant est-il paie, faible, délicat, vient-il mal, on en conclut qu’il lui faut des fortifiants, et, au lieu de redresser son régime alimentaire défectueux, on pense immédiatement à lui donner du vin de quinquina. L’effet de cette préparation ne se fait pas longtemps attendre, mais il est loin d’être encourageant; l’enfant perd le peu d’appétit qui lui restait, il souffre de l’estomac, va péniblement et rarement à la selle, sa faiblesse augmente ; les parents abusés croient à l’insuffisance des doses, tout va de mal en pire jusqu’au jour où un médecin mieux avisé et mieux écouté vient changer la direction du traitement.

Ce n’est pas seulement dans la première enfance que le quinquina peut nuire; ses méfaits s’étendent à des collégiens, à des jeunes filles, dont la croissance se fait mal, dont l’effort vers la puberté est traversé par des atteintes d’anémie, de chlorose, de dyspepsie.

C’est à l’âge de dix, quinze ans, que les enfants sont surtout exposés, avec la complicité de leurs parents, et parfois de leurs médecins, à de véritables débauches de vin de quinquina.

Jules Simon a réagi avec raison contre cette tendance fâcheuse, il a montré que le vin de quinquina, par son alcool, par ses sels, était irritant pour l’estomac, qu’il provoquait ou aggravait les troubles dyspeptiques et nerveux contre lesquels il était dirigé : anorexie, pyrosis, dyspepsie, vertiges, céphalée, insomnie, etc.

11 faut donc être très réservé dans l’administration du vin de quinquina chez les enfants, et s’en abstenir chez tous ceux qui sont trop jeunes ou très nerveux, trop excitables, ou pourvus d’un mauvais estomac.

Si l’on a recours aux préparations de quinquina, il faut insister sur le moment précis de l’ingestion.

Le vin de quinquina ne sera jamais pris à jeun, avant le repas, mais pendant ou après (après le potage, au dessert).

Sous le bénéfice de ces contre-indications et de ces réserves, les préparations de quinquina conviennent aux enfants délicats, anémiques, atoniques, cachectiques, ayant souffert de manifestations malariennes ; aux liémophiliques, aux rhumatisants, asthmatiques, migraineux, à ceux qui sont atteints de maladies infectieuses adynamiques (lièvre typhoïde, pneumonie, broncho-pneumonie, etc.).

Mode d’administration et doses. — L’extrait de quinquina, dans les fièvres et les étals adynamiques, se prescrira en potion, à partir de l’àge de trois ou quatre ans, à la dose de 1 à 4 grammes en vingt-quatre heures :

Extrait de qiiiuquiua 2 grammes.

Extrait de réglisse 5 —

Sirop d’écorces d’oranges amères 20 —

Cognac 20 —

Eau distillée GO —

Par cuillerées à potage de deux heures en deux heures.

Le vin de quinquina se donnera, au milieu ou à la fin du repas, à partir de six ou sept ans, à la dose de 25 à 50 grammes par jour (une cuillerée et demie à trois cuillerées).

Le sirop de quinquina servira à édulcorer les potions des enfants du premier âge, à la dose de 20 à 30 grammes :

Eau distillée 40 grammes.

Acétate d’ammoniaque 2 —

Rhum 10 —

Sirop de quinquina 20 —

Une cuillerée à café d’heure en heure.

Dans la dyspepsie des anémiques, on pourra, à l’exemple de Jules Simon, donner une pincée après chaque repas de la poudre suivante :

Poudre de quinquina jaune ; - jq grammes.

Craie préparée )

Rhubarbe 5 —

Sous-carbonate de fer 4 —

Ou bien XX gouttes avant chaque repas de la mixture suivante dans un peu d’eau de camomille :

Teinture de quinquina 20 grammes.

— de gentiane ) - , __

— de cascarille I

— de benjoin 2 —

— de noix vomique. 1 —

QUINQUINA ET QUININE

Pour l’usage externe, on peut se servir, comme poudre dentifrice, d’un mélange de quinquina gris ou rouge et de charbon aromatisé avec de l’essence de menthe (III ou lY gouttes).

Pour panser les plaies atoniques, on pourra user de cette vieille formule :

Pondre de quinquina rouge

Poudre de charbon

Camphre pulvérisé

âa 10 grammes.

Mais, pour ce qui est de l’usage interne des préparations de quinquina, soyons très modérés chez les enfants, et d’autant plus qu’ils seront plus jeunes.

Quinixe. — La quinine est le principal alcaloïde de l’écorce de quinquina, mais ce n’est pas le seul : outre les matières astringentes, colorantes, et autres qui se trouvent dans l’écorce, la cinchonine y figure en assez forte proportion.

La quinine est douée d’une amertume excessive qui rend son contact irritant pour les muqueuses ; cependant l’estomac la tolère bien à dose modérée, le rectum de même. Si les doses sont trop fortes ou trop répétées, il pourra en résulter de la gastralgie, des crampes, des coliques, du ténesme, etc.

La quinine s’élimine par les reins en grande partie (les trois quarts de la quinine ingérée).

On a signalé des éruptions urticariennes ou scarlatiniformes à la suite d’ingestion de quinine ; ces érythèmes pathogénétiques sont rares.

La quinine est m\ antithermique et m\ antiseptique géne'ralivè?, précieux. Elle est peu offensive pour les cellules organiques ; cependant les doses fortes peuvent arrêter le cœur, déterminer la syncope, ou plus fréquemment provoquer des bourdonnements, de la surdité, du vertige, de la titubation.

A doses modérées, la quinine agit comme décongestionnant et sédatif du système nerveux ; elle a pour adjuvant la digitale, le café, l’arsenic, la noix vomique, l’alcool.

La quinine brute^ malgré son insipidité, est inusitée, parce qu’elle est insoluble et incertaine dans ses effets ; on lui préfère les sels de quinine.

Le sulfate de quinine est le plus répandu, il contient 60 p. 100 de quinine, mais il est peu soluble, quand il n’est pas acidifié.

Le chlorhydrate de quinine est le plus soluble et le plus riche des sels de quinine (il contient 81 p. 100 de quinine).

Un peut faire dissoudre aisément, dans un centimètre cube d’eau, bO centigrammes de chlorhydrate neutre, bichlorhydrate, ou de chlorhydro-siilfate Aq quinine, ce qui est précieux pour les injections sous-cutanées.

Après ces sels viennent le lactate, le bromhydrate, le valérianate, le tannate de quinine. Ce dernier ne contient guère que 30 p. 100 de quinine, c’est le plus pauvre.

Indications. — La quinine est indiquée avant tout dans les fièvres palustres, dans les accès même douteux, dans les formes larvées; dans les autres pyrexies, grippe, typhoïde, lièvres éruptives, rhumatisme, septicémies diverses. Elle est encore indiquée dans les maladies aiguës des voies respiratoires, broncho-pneumonies, pneumonie, phtisie fébrile, hémoptysies, dans les maladies infectieuses qui atteignent le cœur, le péricarde, le cerveau et ses enveloppes, l’appareil digestif et ses annexes, dans les diarrhées chroniques et dysenteries, dans l’asthme vrai ou symptomatique, dans l’arthritisme et les diathèses héréditaires (diabète, obésité, migraine, goutte, etc.).

Elle fait merveille dans les névralgies faciales et les névroses, dans le vertige de Ménière, dans l’anémie et la chlorose, dans les hémorragies (épistaxis, hémoptysies), dans l’hémoglobinurie paroxystique.

On voit que le chapitre des indications de la quinine est très vaste ; quant aux contre-indications, elles se réduisent à peu de chose ; si l’estomac est intolérant, si le rein est malade, on ne donnera pas la quinine ou on la donnera à faibles doses. On préférera la voie endermique à la voie stomacale, etc.

On s’arrêtera devant les intolérances spéciales, les idiosyncrasies bien accusées : troubles nerveux, céphalée, délire, insomnie, éruptions, ivresse quinique.

On n’oubliera pas que l’enfant offre un excellent terrain d’absorption et d’élimination, et on ne craindra pas, chez lui, les doses fortes, quand elles seront indiquées.

Localement, on a employé avec succès le sulfate neutre de quinine contre les ulcères do la cornée (Puech).

On peut utiliser ces deux formules, suivant qu’il y a ou qu’il n’y a pas de photopliobie et d’irritation irienne :

QUINQUINA ET QUININE, 323

10 Sulfate de quinine 0 gr. 10

Sulfate d’atropine 0 gr. 03

Eau distillée 15 grammes.

2° Sulfate de quinine 0 gr. 10

Eau distillée 10 grammes.

On fait une ou deux instillations par jour sur la cornée malade.

On a encore préconisé l’emploi local de la quinine dans la diphtérie: insulflations deux fois par jour dans la gorge d’un mélange de soufre et de sulfate de quinine à parties égales (Burghardt) ; insufflations dans le nez d’un mélange de quinine et de poudre de benjoin, en cas de coqueluche (Moizard) :

Salicylate de bismuth S ^ grammes.

Sulfate de quinine .' 1 —

Ou bien (Comby) :

Antipyrine

Chlorhydrate de quinine

Acide borique

Sous-nitrate de bismuth

InsufQations matin et soir dans chaque narine.

Le résultat de ces insufflations est très incertain.

Mode d’administration et doses. — Trousseau prescrivait la quinine brute, à cause de son insipidité; si l’on voulait avoir recours à celte forme imparfaite, on pourrait formuler :

Quinine brute 0 gr. 25

Sucre en poudre 0 gr. 50

Pour 1 paquet ; à prendre 1 ou 2 par jour pour un enfant de deux à cinq ans. On délaye dans une cuillerée d’eau, de sirop ou de lait.

Aujourd’hui il est d’usage de donner les sels de quinine de préférence à la quinine brute.

L’ingestion, chez les enfants, est d’autant plus difficile qu’ils sont plus jeunes. On peut cependant masquer l’amertume du sulfate de quinine et des autres sels en les enrobant dans de la con- (iture, du miel, de la pomme cuite, du sirop d’écorces d’oranges amères, du sirop de tolu, de la glycérine, etc. On a conseillé aussi le café sucré, qui fait bien accepter la quinine par la plupart des bébés ; mais cette infusion précipite du tannate de quinine, ce ({ui oblige de doubler la dose du médicament. Le docteur Créquy a trouvé que le jus de réglisse masquait bien l’amertume de la

I âa 1 gramme.

quinine. On peut se servir aussi de l’extrait de réglisse et prescrire :

Eau distillée 40 grammes.

Extrait de réglisse 3 —

Bichlorhydrate de quiuiue 0 gr. 30

Pour un enfant de quatre à six ans qui ne fera pas difficulté pour avaler le tout en une fois.

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