REINE DES PRÉS
L’ulmaire, Spirœa ulrharia ou reine des prés, est douée de propriétés astringentes, diurétiques, toniques.
Les fleurs, très odorantes, contiennent une huile essentielle, \hijdrure de salicyle^ retrouvée aussi dans la racine et les feuilles. Les anciens employaient l’infusion de fleurs chaude (10 à 30 p. 1000) comme sudorifique dans la rougeole et la variole. On a prescrit aussi la poudre et la décoction de racine. Gubler préconise l’infusion prolongée de feuilles (4 à 8 grammes par litre) dans les cardiopathies, le mal de Bright. L’action diurétique de la plante est due à l’hydrure de salicyle qu’elle renferme.
Outre l’infusion et la décoction, on prépare une eau distillée des sommités fleuries et sèches, un extrait alcoolique, un sirop, une teinture (1/S), un électuaire, etc.
RÉSORCINE
Obtenue par l’action de l’acide sulfurique sur la benzine, puis sur l’acide benzino-sulfurique, etc., la résorcine se présente sous forme de cristaux incolores, de saveur sucrée, solubles dans l’eau, l’alcool, l’éther. Elle doit être conservée à l’abri de la lumière. C’est un antiseptique et un antithermique. Mêlée à une poudre inerte, la résorcine a servi au pansement des plaies, ulcères tubei’culeux ou syphilitiques, des eczémas, etc. En injections, elle a été administrée dans la blennorrhagie. En solution plus ou moins forte (S, 10 p. 100), on s’en est servi pour faire des attouchements de l’arrière-gorge dans la coqueluche (Moncorvo). Je l’ai souvent employée en badigeonnages dans l’angine diphtérique, scarlatineuse, etc.
On peut formuler ainsi :
Résorcine
Glycérine
Eau distillée
üadigeonnages deux ou trois fois par jour
Résorcine 2 grammes.
A cette dose, la résorcine employée en babigeonnages, chez les
2 grammes.