SALEP
Lesalep est une substance alimentaire qui provient des tubercules de diverses orchidées. Elle contient beaucoup d’amidon, un peu d’azote, des matières grasses, des sels. Pour employer le salep, on broie les petits tubercules ovoïdes qu’on trouve dans le commerce, et on les fait cuire au lait, au bouillon, à l’eau. Le salep entre dans la composition du racahout des Arabes. En somme, c’est une substanca féculente qui peut figurer dans l’alimentation du premier âge.
SALICAIRE
La salicaire, Lytfirum mlicaria (Lythrariées), a été prescrite jadis comme antiscorbutique, antidiarrhéique, antidysentérique (1 gramme de poudre, décoction avec 10 à 15 grammes p. 500).
SALIGINE
Cette substance, découverte par Leroux (1830) dans l’écorce de saule, est une substance amère, cristalline, assez soluble dans l’eau tiède, qu’on a proposée comme succédané du quinquina, à la dose de 1 à 2 grammes par jour. Puis on l’a employée dans le traitement du rhumatisme articulaire aigu; mais, sur ce terrain, elle devait céder la place à l’acide salicylique et aux salicylates (Voy. ces mots).
SALIPYRINE
La salipyrine est une combinaison d’antipyrine et d’acide salicylique; elle se présente sous forme d’une poudre cristalline, peu toxique, bien tolérée par la plupart des malades. C’est un antipyrétique assez fidèle qui se recommande dans le rhumatisme articulaire aigu, dans les fièvres, dans la grippe surtout contre laquelle elle est très employée.
La dose pour les enfants est de 40 à SO centigrammes par jour et par année d’âge. Le médicament doit être pris isolément; ne rien ingérer pendant une heure ou une heure et demie avant ou après son administration. Quand on ne prescrira qu’une dose, on la fera prendre le soir, pour assurer le sommeil de la nuit.
Aux enfants trop jeunes pour avaler des cachets, on prescrira la potion suivante :
Salipyrine 3 grammes.
Glycérine 10 —
Sirop de fleurs d’oranger 20 —
Eau 40 —
Une cuillerée à soupe toutes les deux heures.
SALOL
Le salol ou salicylate de phénol contient 38 p. 100 de phénol ; c’est une poudre blanche, insoluble dans l’eau et la glycérine, soluble dans réther, l’alcool, les corps gras, d’odeur agréable rappelant l’essence de Wintergreen. Il est peu toxique, quoiqu’il se dédouble dans l’organisme en phénol et acide salicylique. Il détermine parfois de l’érythème autour des plaies sur lesquelles on l’applique. Les urines des malades qui en prennent une dose suffisante deviennent noires comme à la suite de l’intoxication phéniquée.
Le salol a été prescrit pour l’usage externe dans le pansement des plaies; on saupoudre avec le salol pur, ou bien on applique de la gaze salolée. On se sert aussi de vaseline salolée àl p. 10. Le salol camphré (3 parties de salol pour 2 de camphre) a été employé dans le pansement des otorrhées (coton hydrophile imprégné de liquide). Pour l’usage interne, le salol a été prescrit [dans le rhumatisme articulaire, dans l’angine aiguë, dans les diarrhées