‹ Les médicaments chez les enfantsChapitre 326 sur 385 · SANGSUES · texte numérisé non relu

SANGSUES

La sangsue [Hirudo, sanguisuga) est une annélide qui mord la peau humaine et suce le sang avec énergie, ü’où l’emploi de ce ver un peu répugnant pour les saignées locales. La sangsue, très usitée autrefois, a suivi la décadence de la saignée ; son domaine était bien restreint quand l’antisepsie est venue lui en ravir une

partie. Cette plaie déterminée par les sangsues est suspecte ; elle peut être aisément infectée par le ver, ou après son détachement. Il peut en résulter des lymphangites, érysipèles, abcès, septicémies cutanées plus ou moins graves. D’autre part, l’hémorragie n’est pas toujours facile à arrêter. Enfin on ne peut pas aisément calculer la quantité de sang soustrait par la sangsue. Pour toutes ces raisons, la sangsue perd tous les jours du terrain et on peut prévoir le moment où il ne sera plus question d’elle.

Chez les enfants, les sangsues ont été prescrites dans la méningite (une sangsue derrière l’oreille), la pneumonie, la pleurésie, la péritonite, l’appendicite, les angines aiguës, etc.

Avant d’appliquer les sangsues, il faut laver avec soin la région, au savon d’abord, à l’eau bouillie ensuite ; cela fait, on renverse la sangsue mise dans un cornet ou un verre à liqueur sur la peau, en maintenant le récipient jusqu’à ce qu’elle morde. On peut en appliquer ainsi plusieurs à la fois. Quand elles sont gorgées de sang, c’est-à-dire au bout de trois quarts d’heure, une heure, elles se détachent spontanément.

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