DE QUELQUES MÉDICAMENTS ACTIFS
La leinlure de digitale, plus inüJèle, se douuera à la dose inaxioia de IV gouttes par auuée d’âge, XX gouttes à cinq aus, XXX gouttes à dix aus.
Le sirop de digitale, qui coiitieut 60 centigrammes de teinture pour 20 grammes se prescrira à la dose de 2 grammes par année d’âge (10. grammes à ciuq ans 20 grammes à dix ans).
Toutes ces préparations de digitale seront d’autaut moins longtemps prescrites, que les doses seront plus fortes ; pas moins de trois jours, pas plus de huit.
Caféine.
La caféine, retirée du thé et du café, est un succédané de la digitale, d’un emploi moins dangereux, d’une action plus prompte, d’une élimination plus rapide ; elle est très bien supportée par les enfants, malgré leur excitabilité nerveuse.
Dans la première enfance, elle s’emploiera surtout eu injections sous-cutanées, à la dose maxi ma quotidienne de 20 centigrammes par année d’âge, eu 2 ou 3 prises.
Un enfant de quatre ans recevra, sans incouvénient, trois ou quatre injections de 20 centigrammes de caféine en vingt-quatre heures. En potion, la dose serait la même.
Quinine.
La quinine est un alcaloïde antiseptique et antithermique des plus puissants et des plus sûrs, admirablement bien toléré par les enfants, à doses formidables. Un peut la donner par la bouche, eu masquant son amertume avec le jus ou l’extrait de réglisse, à la dose maxima quotidienne de 15 à 25 centigrammes par année d’âge. Pour obtenir de ce médicament des effets immédiats et palpables, il faut le donner à doses massives, eu I ou 2 prises.
Soit un enfant de quatre à cinq ans, chez lequel on veut abaisser la température ; on prescrira 60 à 80 centigrammes de chlorhydrate de quinine en une dose ou deux doses rapprochées.
Par la voie hypodermique, la quinine (bichlorhydrate surtout) sera prescrite de la même façon : 20, 30, 40, 50 centigrammes par injection.
En cas d’urgence, les doses maxima indiquées plus haut pourraient être doublées.
Antipyrine.
Antithermique souvent plus sùr que la quinine, l’antipyrine n’est pas moins bien tolérée par les enfants de tout âge.
Nous la prescrivons à la dose de 50 centigrammes par auuée d’âge, sans fractionnement exagéré (1, 2, 3 doses au plus par jour).
Chez un eufaut de quinze mois, j’ai prescrit pendant plusieurs jours, sans autre effet qu’uu léger érythème, 75 centigrammes d’antipyrine.
Chez les enfants de ciuq à dix aus, je prescris couramment 3 à 5 grammes d’antipyrine par jour (eu 3 prises).
Chez une choréique de onze ans, j’ai porté la dose à 6 grammes sans incouvénient, et je dois dire aussi sans avantage.
Bref, médicament infidèle, mais inoff'eusif chez les enfants.
Acide salicylique et ses sels.
Le sallcylale de soude, si employé daus les affectious rhumatismales, se prescrira à haute dose chez tout enfant qui n’aura pas de néphrite. S’il a un rhumatisme articulaire aigu, accompagné d’albuminurie, on le prescrira encore, malgré la crainte théorique d’une élimination rénale imparlaite.
Un donnera le médicameut à la dose do 1, 2, 3, 4, 5 et G grammes, suivaut l’agc, eu fractionnant les prises (une toutes les deux heures).
DOSES MAXIMA
Un enfant de cinq ans supportera très bien 2 à 3 grammes de salicylate de soude; un enfant de dix ans pourra en absorber 5 à 6 grammes.
La même dose pourra être continuée plusieurs jours, tant que les phénomènes aigus persisteront; elle sera diminuée ensuite graduellement.
Noix vosiiqüe et STnYCHNiNE,
Les médieaments tétanisants ne sont pas plus dangereux chez l’enfant que chez l’adulte, au contraire.
La poudre de noix vomique, chez l’enfant dont l’estomac est paresseux, sera prescrite, mêlée aux poudres absorbantes et alcalines, à la dose quotidienne de 1 centigramme (en 2 ou 3 prises) par année d’âge. Un enfant de six ans prendra ainsi G centigrammes de poudre de noix, vomique par jour. Un enfant de dix ans en prendra 10 centigrammes.
Pour éviter l’accumulation, ou ne prolongera pas plus de dix jours la prescription quotidienpe.
Le sulfate de strychnine en granules (de 1 milligramme) pourra également être prescrit à la dose de 4, 5, 10 granules dans la seconde enfance (quatre, cinq, dix ans). On cessera au bout de dix jours.
Le sirop de sulfate de strychnine (6 milligrammes par 20 grammes) se donnera à la dose de 2, 4, G, 8 cuillerées à café par jour, suivant l’âge (cinq, dix, douze, quatorze ans), pendant le même laps de temps.
Mercure.
Le mercure, quand il est indiqué, doit être donné largement dans l’enfance, aussi bien chez les nouveau-nés que chez les nourrissons et les enfants plus âgés.
La syphilis héréditaire existe, il faut l’attaquer avec vigueur eu faisant absorber le mercure par l’estomac ou par la peau.
Ou donnera la liqueur de van Swieten : X gouttes trois fois par jour dans le premier mois de la vie, XX gouttes dans le second, XXX dans le troisième. Au-dessus d’un an, on pourra donner 4 et 5 grammes par jour, dans du lait.
Si l’on a recours aux frictions mercurielles; moyen excellent, on prescrira, quel que soit l'âge, 1 ou 2 frictions quotidiennes avec 2 grammes' de la pommade mercurielle. Par la méthode de Welauder, on fera inhaler le mercure en imprégnant tle ce remède un plastron que portera l’enfant en permanence sur la poitrine.
. Le bain de sublimé sera donné, pour les tout petits, à la dose de 2 grammes par bain et de 4 grammes pour les plus grands (en moyenne à 1 pour 10000).
Plus tard, ou donnera le sirop de Gibert (1/2 cuillerée à café à un an, 1 à deux ans, 2, 3 et 4 au-dessus de cet âge).
Quelle que soit la dose employée, l’enfant la supportera admirablement et n’en éprouvera ni anorexie, ni gastralgie, ni salivation, etc.
Le calomel, protochlorure de mercure, si répandu, peut se donner à dose forte; c’est un purgatif, un antiseptique intestinal, un cholagogue de premier ordre. Je l’emploie journellement sur une vaste échelle, dans mon service d’hôpital et en ville ; il ne m’a jamais déçu.
J'ai pour habitude de prescrire, en une seule dose, comme purgatif, 5 centi- ' grammes par année d’âge. Un enfant de deux ans prendra 10 centigrammes, un enfant de dix ans âO centigrammes.
Comme anthelminthique, on peut l’associer au semen-contra, à la santoniue, â la fougère mâle, etc. Les doses peuvent alors être fractionnées.
Pour ce qui est de l’usage externe (emplâtres, pommades, etc.), les doses, quelque fortes qu’elles soient, ne seront jamais nuisibles.
DE QUELQUES MÉDlCAMEiNTS ACTIFS- 673
Iode et ioduhes.
L’iodure de potassium ou de sodium, si’ mal toléré parfois chez les adultes, est ^absorbé facilement par les enfauls. '
On le prescrira à la dose maxima de 20 centigrammes par année d'âge.
Un entant de trois ans peut prendre 00 cenligrammes et même plus d’iodure de potassium par jour et cela iniJéfiuiment.
J’ai donné dans certains cas de syphilis cérébrale jusqu’à 2, 3, 4 grammes par jour chez des enfants de cinq, six, huit ans.
Jamais je n’ai vu d’acné, de manifestations oculaires, nasales, pharyngées; la tolérance est vraiment remarquable. Les fonctions digestives ne sont pas entravées. L’iodisme est une exception dans l’enfance.
En dehors de la syphilis, dans l’asthme, la scrofule, le rhumatisme chronique, l'iodure de potassium se donne à faibles doses longtemps continuées (5 centigrammes par année d’âge).
11 n’y a pas de contre-indication à l’emploi de ce remède.
BnoMuiiEs.
Les bromures de potassium et de sodium sont aussi bien tolérés que les iodures •correspondants et à doses aussi fortes, sinon supérieures.
J’ai prescrit, sans inconvénient, 20 à 50 centigrammes par année d'àge,2 grammes à cinq ans, 4 grammes à dix ans; on peut, s^i l’indication est pressante, doubler la dose en la fraclionna'nt.
Par exemple, en cas de convulsions répétées coup sur coup (état de mal éclamptique ou épileptique), en cas de laryngisme striduleux menaçant, ou pourra donner jusqu’à 1 gramme de bromure de potassium par année d’âge.
TABLE DES MATIÈRES
Absinthe
Acacia
Acétanilide
Ache
Achillée ...
Acide acétique
Acide azotique et azote
Acide benzoïque et benzoates
Acide borique et borax
Acide cacodylique
Acide carbonique
Acide chlorhydrique
Acide chromique
Acide chrysophanique
Acide citrique et citron
.Acide cyanhydrique
Acide fluorhydrique
Acide lactique
Acide phénique
Acide picrique
Acide pyrogallique
Acide salicylique et salicylates
Acide sulforicinique et sulforicinate
de soude
.\cide sulfureux
Acide tartrique
Aconit
Adonis vcrualis
Aérothérapie
Agaric blanc
Agariciue
Aigretiioine
Ail
Airol (Voy. Bismuth)
Alcool
Aleuronat
Alk'î'kenge
Aloès
Aluminium
Alumnol
Alun 59
.\madou 60
Amandes 60
Ambre 62
Amidon 62
Ammoniaque 63
Ananas 69
Aualgène 70
Analgésine (Voy. Antipyrine)
Ancolie 70
Anémone 70
Angélique 71
Angusture 71
Aniline 71
Anis 72
Antimoine 72
Authrarobine 79
Antipyrine 80
Antisepsie intestinale 86
Autispasmine 96
Antitoxine diphtérique (Voy. Sérums)
Apiol 96
Apomorphine 97
Arec 97
Arenaria rubra 97
Argent 97
Argile 99
Aristol 99
Armoise 100
Arnica 100
Arrow-root 101
Arsenic 101
Arum 108
Asa fœtida 108
Asaprol 109
Asaret 109
Aseptol 109
Asperge 110
Aubergine 110
Année 111
Avoine 111
Axongc 112
TABLE DES MATIÈRES
Badiane
Banane
Bardane
Baryum - '
Baume du Pérou
Baumes
Belladone
Benjoin
Benoite '
Benzauilide
Benzine
Benzoate de mercure (Voy. Meh-
çure)
Benzoate denaphtol (Voy. Naphtol).
Benzoate de soude
Bétoine
Bétol
Bette
Biberon
Biscottes
Bismuth
Bleu de méthylène
Boldine
Boldo
Boucles d’oreilles
Bourrache
Bromaline
Bromidia
Bromoforme
Bromure d’éthyle
Bromures
Bryone
Buchu
Bnglosse
Bugrane
Buis
Busserolle
Cacao
Cachou
Cadmium
Café et caféine
Cainca
Cajeput. .,
Calcium
Camomille
Campôche
Camphre
Canne . . . . i
Cannelle
Cantharide '
Caoutchouc
Capillairè
Capsicum 109.
Capucine ‘ loo-
Cardamome.. kjq.
Carotte igu
Caroube : ; ico
Carthame loi
Carvi ig(
Cascara sagrada iGl
Cascarille ig2
Casse ig2,
Castoréum ■ ig2
Cataplasmes ig3-
Centaurée jg4
Cérats ; 1 g4
Céréales igô
Céréalose îgc
Cerfeuil I66-
CerTses. i66>
Chanvre ig7
Chanvre indien ; 167
charbon 168.
Chélidoiue I68
Chêne ig9 <
Chenopodium 169
Chicorée 170.
Chiendent no
Chloral et composés 171
Chloralamide 172
Chloralimide 172
.Chloral-antipyrine ou hypnal 172
Ghloralose 173
Chlore et Chlorures..' 173
Chloroforme 175
Chocolat 180-
Chou.... 180
Chrysarobine 181
Ciguë 181
Circoncision 182
Citrouille 182
Coaltar 188
Coca et coca'ine 183
Cochléaria 184
Coings 185
Colchique... .’.... 185
Colles 186-
Collodion 187
Collutoires 188
Collyres • 189-
Colombo 190
Colophane .... 190
Coloquinte 191
Concombre 191
Conduraugo 192
Coiisoude i 192
Coiivallamarine (Voy. Muüuet). . . .
Copahu ' 192
Coque du Levant 198-
Coquelicot 193
Coriandre 19i
lie
TABLE DES MATIÈRES-
Cosapriue
Coto et cotoïne
Cousso
Couveuse
Créoline
Créosote
Crésol
Cresson
Cubèbe
Cuivre
Cumin
Curare
Curcuma
Cyclamen
Cynoglosse
Cytise
Dattes
Datura stramonium
Dentifrices
Dermatol (Voy. Bisjiütm)
Désinfection
Digitale
Digitaline
Diiodoforme
Diurétiques
Donovan (liqueur de)
Drosera
Douce-amère (Voy. .Morsli.k)
Duboisine
Dulcine
Eau albumineuse
Eau blanche
Eau d’Alibour
Eau-de-vie allemaude
Électrothérapie
Élixirs
Emplâtres
Entéroclyse
Épine-vinette
Éponge
Ergot de seigle
Erysimum
Esérine
Étain
Ether
Eucaïne A
Eucaïnc B
Eucalyptus
Eudoxine
Euphorbe
Euquinine
Europhènc
Evonymin (Voy. Fusain Exalgine
Farine lactée
Fenouil
Feuugrec
Fer
Fève
Fève de Calabar (Voy. Ésérine)
Fève de Saint-Ignace
Figue et figuier
Formol
Fougère mâle
Fraises
Framboises
Frêne
Frictions
Fromentiue
Fuchsine
Fumeterre
Fusain et évouymine
Gaïac
Galactagogues
Galbanum
Garance
Gargarismes
Garou
Gaulteria procumbeus
Gavage
Gélatine
Gelsemium
Genêt
Gentiane
Gingembre
Girofle.
Glycérine
Goménol
Gomme
Gomme-gutte
Goudron
Grenadier
Griudelia robusta
Grissini
Groseilles
Guarana
Guimauve
Gymuastique
Hamamclis virginica. .
lléléniue (Voy. Aunke) llélianthus annuus. . .
lléllébore
Hétol.
Houblon
Houx
Huile de cade
Huile de chaulmoogra
Huile de croton
Huile de foie de morue
Huile d’olive
Huile de ricin . .
Hydrastis canadensis
Hydrate d’amylène
Hydrocotyle
Hydroquinoü
Hydrothérapie
Hypericum perforatum
Hypnone
Hypnotiques
Hypnotisme, magnétisme, suggestion \
Hysope
Ichtyol
Iode et iodures
lodoforme
lodoformogène
lodol
Ipéca
Jaborandi et pilocarpine
.Talap
Jéquirity
Jujube
Juleps
Jusquiame
Kola
Kousso (Voy. Cousso)
Lactose
Lait
Laitue
Laminaire
Lanoline
Laurier
Lavage de l’estomac
Lavande
Lavements
Lentilles 391
Levûre de bière 39i
Lichen ; 392
Lierre 392
Lilas 393
Limonades 393
Lin 394
Lithine 394
Lobelia inllata 395
Loochs et émulsions 395
Losophane 397
Lupin 397
Lupulin 397
Lycopode 397
Lysol 398
Macaroni 399
Magnésie 399
Magnolia 401
Maïs 401
Malacine 402
Malléine 402
Malt 402
Mandragore 403
Manganèse 404
Manne 404
Maranta (Voy. Aanow-Hoor)
Marchantie 405
Marjolaine 40(>
Marronnier d’Inde .... 406
.Marrube 406
Marteau de Mayor 406
.Massage 407
Mastic 407
Maté 410
Matico 410
.Matricaire. . . ( 411
Mauve 411
Mélèze 411
Mélilot 411
Mélisse 412
Mellites 412
Menthe 413
Meuthoforme 413
.Menthol 413
iMercure 4l4
Mercuriale 423
Méthacétiue 423
Méthylal 424
Microcidiue 424
Millefeuille (Voy. Aciiili.ée)
Millepertuis (Voy. Hyi>ei(ici;.m peufo-
llATUAl)
Miel 424
Mirabilis 425
Molène 425
Monésia
Morelle
MorrhuoI
•Mousse de Corse
•Moutarde
•Muguet
•Mûrier
•Musc
•Muscade
Mj'rrhe
•Myrte
Naphtaline
Naphtols
Navet *
Nénuphar
Nerprun
Nickel
Nigelle
Nitrite d’amyle
Noisetier
Noix vomique et strychnine
Nosophène
Noyer
OEillet •
OEnanthe
OEuf
Oignon
Olivier
Opium
Opothérapie.
<Jr
Oranger
Orcanette
Orexine
Orge
Orgeat
Origan
( )rme
Orphol (Voy. Bismuth)
Orthoforme
Ortie
Oseille
Ouabaïne
Oxycyanure de mercure
Oxygène
Ozone
Papaïne 472
Paraldéhyde 472
Pariétaire 472
Pas d’àne (Voy. Tussilage)
Pastilles et tablettes •'• 473
Patience 474
Paullinia 474
Pavot 475
Pécher 475
Pepsine 476
Peptones 470
Permanganate de potasse 477
Persil 480
Pervenche 480
Pétrole 480
Peuplier 481
Phénocolle 481 '
Phosphatine Falières 482
Phosphore et composés 482
Photothérapie 490
Pichi 491
Picrotoxiue 491
Piment 492
Pin 492
Pipéraziue 493
Pissenlit 493
Pistachier 493
Plomb 493
Podophyllin 494
Poirier 495
Pois 495
Poivre •. • . 495
Poix 495
Polygala 490
Polypode 490
Pommes 490
Ponction lombaire 497
Potassium 498
Potions 502
Propylamine 503
Psyllium 503
Purgatifs 503
Pyrèthre 513
Pyridine 514
Quassia 515
Quebracho 510
Quillaja saponaria 510
Quinine (Voy. Quinquina)
Quinquina et quinine 510
Pain de Graham
i’ancréas et pancréatine
Hacahout des .\rabcs liai fort