BIBERON
Le biberon est un petit flacon' de loO à’ 200 grammes de capacité, dont le goulot est coiffé d’une tétine en caoutchouc permettant aux nourrissons de sucer commodément le lait préalablement introduit dans le flacon.
Primitivement le biberon était un simple gobelet en verre, porcelaine ou faïence, ou une burette à bec ou à goulot plus ou moins bien dessiné. Plus tard on a cherché à imiter le mamelon de la nourrice en adaptant, au récipient du lait, un embout ayant non seulement la même forme, mais encore la même souplesse que le mamelon. Le caoutchouc sert exclusivement à la fabrication de ces tétines,* qui doivent être à la fois souples, résistantes, et propres. On recommande un caoutchouc, non vulcanisé. Le biberon à simple tétine est le meilleur; ceux qui sont munis de tubes plongeant dans le flacon, de soupapes, de bouchons quelconques, enfoncés ou vissés, sont défectueux, car ils multiplient les recoins et les surfaces et compliquent le nettoyage, l’aseptisation du biberon. Sur 31 biberons examinés par le D''. H. Fauvel [Académie de médecine, 1881), 28 contenaient, soit dans le récipient en verre, soit dans les tuyaux ou la tétine, des amas de champignons, de microbes et de vibrions. Plusieurs biberons, qui avaient pourtant été lavés, contenaient encore des microbes. Dans ceux qui n’étaient pas lavés, le lait exhalait une odeur repoussante, les globules butyreux étaient déformés, sans parler de la présence de microbes plus ou moins dangereux.
Il faut donc, pour éviter ces impuretés, employer un biberon très simple, un flacon gradué, à parois lisses, muni d’une tétine en caoutchouc, sans tube, et avoir soin de laver méthodiquement ce flacon et cette tétine.
Pour chasser les parcelles de lait qui peuvent adhérer au flacon, on lave à l’eau savonneuse ou à l’eau chargée de carbonate de soude, puis à l’eau bouillie pure. On aura autant que possible deux ou plusieurs tétines, pour qu’il y en ait toujours une trempant dans l’eau bouillie pendant que l’autre est en service. Quand l’enfant est nourri au lait stérilisé par la méthode de Soxhlet, le lavage des flacons est complété heureusement, quand il a été imparfait, par le bain-marie qui stérilise h la fois le lait et ses récipients.
Le nettoyage aseptique n’est pas seulement indispensable pour les biberons et leurs tétines, mais pour tous les autres objets qui peuvent servir habituellement ou momentanément à l’allaitement :
Bouts de seins artificiels^ galactophores, etc.