CATAPLASME
Le cataplasme est un topique populaire ayant la consistance d’une pâte molle et liumide. On le prépare en délayant à chaud le plus souvent, à froid dans quelques cas, des pulpes, des poudres, des farines, avec l’eau. La farine de graines de lin est la substance la plus usitée ; vient ensuite la fécule de pommes de terre ou l’amidon. On commence par délayer la farine dans l’eau froide, et on fait bouillir en tournant constamment sur le feu jusqu’à consistance voulue. On peut aussi verser l’eau bien bouillante sur la farine en mêlant activement.
On trouve dans le commerce des cataplasmes tout préparés qu’il suffit de mouiller au moment de s’en servir.
Les cataplasmes agissent par leur humidité, leur chaleur, les propriétés des substances qu’on incorpore. Par leur humidité et leur onctuosité, ils constituent un bain local ; par leur température, ils calment les douleurs, retirent ou ajoutent de la chaleur au corps; vient-on à les saupoudrer de farine de moutarde, ils agissent comme rubéfiants et peuvent même déterminer de la vésication, si le contact est trop prolongé. Autrefois le cataplasme émollient jouait un grand rôle en chirurgie ; il est abandonné aujourd’hui d’une façon presque absolue. En médecine, au contraire, nous nous en servons volontiers pour calmer les douleurs localisées, les points de côté, les coliques, etc. Nous arrosons alors la surface du cataplasme avec le laudanum. Les cataplasmes sinapisés sont très utiles dans les plilegmasies de l’appareil respiratoire. Ils ne doivent rester (|ue dix minutes en place. En dermatologie, on se sert assez souvent du cataplasme de fécule ou d’amidon ; on recommande le plus souvent de le laisser refroidir avant de l’appliquer. Il rend des services dans les dermites eczématiformes intenses, dans l’impétigo croûteux ; il permet de décaper les surfaces et de préparer le terrain pour l’action des pommades modificatrices.