Ci. Dumas, o/). cil., p. itui
LES TRAITEMENTS PAR L EXCITATION 2oo
faut beaucoup surveiller les effets. Pendant la guerre, quand il était nécessaire d'aller vite et de traiter rapidement un grand nombre de malades, le traitement par la douleur a rendu de grands services et cette « psvchothérapie intensive )) a permis de récupérer beaucoup de bons soldats. Dans des périodes plus calmes il ne sera pas nécessaire d'y recourir aussi souvent. Les autres influences permettent d'obtenir des actes et des efforts, peut-être moins grands au début, mais qui par leur succès augmenteront graduellement l'excitation.
Sous ces diverses influences le malade commence l'action, il est très disposé à s arrêter aux premiers stades, au désir, à l'idée vague de l'action future. Quelques auteurs américains qui se rattachent à l'école du « mind cure' » semblent croire qu il v a intérêt à laisser les actes incomplets, à les arrêter à une phase de début de leur évolution, ii la phase du désir : « Il faut avoir des désirs et ne pas aller au delà; après chaque répression d'un désir, on observe une sensation de plénitude et de puissance ; en résistant à la force du désir, vous la capturez et vous faites ensuite usage de cette force comme bon vous semble. » Cette remarque ne me semble pas d accord avec les observations précédentes où nous voyons au contraire que les malades sont améliorés parce qu'ils cèdent complètement à leur désir de vol ou de débauche. En réalité les déprimés ne répriment que trop leurs désirs, ils semblent toujours les arrêter par des inhibitions et cet arrêt donne naissance non à des économies de forces, mais à des dérivations fort coûteuses. Si la remarque précédente est quelquefois juste c'est qu'alors la répression du désir n'a été qu'une partie d nn acte supérieur, exécution d'une décision d'abslinence, mortillcation morale ou religieuse, qui lui s'accomplit complètement et c'est parce que cet autre acte ici plus important s'accomplit complètement qu'il v a augmentation des forces et excitation.
Si jessave de résumer ici mes propres observations et mrs essais lhérapeuti(jues, je dirai que pour obtenir une excitation du sujet il faut daboril obtenir qui' l'acte soit réellement tfi miné d'une façon inalériflle de inanièrr qu un<- modification nette des objets ou de la situation soit apparente. Cela est déjà dilli-