Comptes rendus du Congres de Rome. iSgS
toutes les maladies du système nerveux, même sur les maladies infectieuses, il l'emploie dans un cas de lésions tuberculeuses de la moelle lombaire. En 1896' il étudie les difficultés que présente la provocation de l'hvpnose et décrit une foule de symptômes névropathiques dont il a obtenu la transformation. En 1899 il écrit encore que la suggestion hypnotique est le seul traitement efficace des obsessions et des illusions importunes. A côté de lui il faut signaler les noms de M. Rybacoff, « de l'hypnotisme dans la thérapie des troubles psychiques », de M. Orlitz (de M os cou), de M. ZagaîlofF, etc.
Il me semble que la thérapeutique par la suggestion hypnotique a pénétré un peu plus tard dans les pays de langue anglaise, c'est peut-être pour cela que la vague hypnotique semble y avoir séjourné plus longtemps. Signalons le livre de M. R. Harry Vincent, The éléments of hypnotism, its danger and value, London, 1893. Il faut surtout insister sur l'œuvre de M. Ch. Lloyd Tuckey : cet auteur commence par des études sur la valeur de l'hypnotisme dans le traitement de l'alcoolisme chronique- puis il publie un livre sur ces différents traitements et dans le récent recueil américain, Psychotherapy, de Parker, il est un des rares auteurs qui défende encore la suggestion hypnotique : elle doit servir à bannir la peur qui, suivant la juste remarque de Mrs. Eddy est un si puissant facteur de maladie, elle doit agir sur la répartition des forces nerveuses et les mieux équilibrer. Les belles études de M. Bramwell ont commencé en 1896 dans le Brain et dans les Proceedings of the S. f. P. R., 1896, p. 178, elles ont été présentées au congrès de Bruxelles en 1897, P"^^ dans Psychotherapy, II, IV, 59, et ont constitué des volumes importants. M. Bramwell insiste sur le point de vue historique si souvent négligé, il a fait de belles études sur le rôle de Braid. Mais il étudie aussi la pratique de l'hypnotisme, il se sert de cette hypnose pour concentrer l'attention sur les rêves pathologiques, pour apprendre à l'esprit à se détourner d'eux, pour suggérer le calme et la concentration de l'esprit.
Dans les États-Unis d'Amérique le véritable hypnotisme a tenu moins de place que la Christian science et la psychothérapie par la moralisation. Nous le retrouvons cependant dans les travaux