‹ Les médications psychologiquesChapitre 74 sur 123 · La. concentration de l'attention · texte numérisé non relu

La. concentration de l'attention

D'autres observateurs ont eu le sentiment plus net du problème de la suggestion et ils ont vu qu'il fallait chercher le phénomène immédiatement antécédent qui la conditionnait.

L'une des théories les plus fréquemment reproduites fait dépendre la suggestion d'un effort d'attention, d'une sorte d'exagération de l'attention. On trouve des idées de ce genre dans les livres de Braid, de Hack Tuke, de Liébault, plus récemment dans le livre de M. Bleuler', mais l'expression la plus complète de cette théorie me paraît avoir été donnée dans le livre de Munsterberg'. Le développement de tous les éléments contenus dans la tendance éveillée, la suppression de toutes les tendances opposées sont comparées aux phénomènes analogues que l'on observe dans le travail mental, dans l'effort de l'attention dirigée sur un point précis : a la suggestibilité ne résulte pas d'un sommeil partiel, mais la diminution des fonctions vient d'un excès de l'attention (over attention) sur un point et de ses effets moteurs. L'attention normale augmente seulement la clarté des perceptions, ici cet excès d'attention donne une nouvelle attitude motrice qui ouvre les voies à la réalisation d'une idée et qui ferme toutes les autres '\ »

Sans doute il y a là quelque chose de vrai : toute tendance qui s'active détermine certains mouvements et en supprime certains autres. On retrouve le même caractère dans l'impulsion de l'épileptique et dans le travail de l'étudiant. Si Munsterberg veut

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